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vendredi 31 août 2012

Les chaussures italiennes - Henning Mankell [Charmant-petit-monstre]


Auteur : Henning Mankell

nb de pages : 372

Série : Aucune

Catégorie : Contemporain












Résumé personnel


Fredrik Welin, ancien chirurgien, vit seul sur une tout petite île de la Baltique avec son chien et sa chatte. Reclus voir même exilé, il n'a d'autres passe-temps que de faire trempette dans un trou de glace tous les matins. Sans famille ni amis, il ne voit personne, vit comme un ermite et tient bien finir sa vie ainsi sans avoir à adresser la parole à quiconque, sauf peut-être à l'horripilant et hypocondriaque Jansson qui lui apporte son courrier en hydravion toutes les semaines. Mais c'est sans compter l'interruption d'Harriet, amour de jeunesse abandonnée 40 ans plus tôt, qui est venue lui faire tenir une promesse. Dès lors, Fredrik va sortir de sa réclusion et voir sa vie recommencer.



Mon avis

Mankell dépeint un étrange roman où gravite des personnages marginaux en quête de chaleur humaine. Tour à tour cynique, incisif et émouvant, Les chaussures italiennes est un hommage à la vie, et par opposition, un cri contre la soumission qu'on doit à la mort. Ce n'est pas très drôle, beaucoup de sujets abordés sont tristes et l'on retrouve des thèmes chers à Mankell dont le soucis de l'immigration. Mais, malgré tout, on se laisse bercer par sa très belle écriture, chose dont je n'avais pas pris en compte lors des lectures de ses polars.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 11 dans le challenge ABC 2012



Ma notation


 Très beau roman, belle écriture, à ne pas manquer ! 


jeudi 30 août 2012

Fiora et le Magnifique - Juliette Benzoni [Charmant-petit-monstre]


Auteur : Juliette Benzoni

nb de pages : 414

Série : La Florentine

Catégorie : Roman Historique













Résumé officiel 

Bourgogne, an 1457. De passage à Dijon, Francesco Beltrami, riche marchand florentin, assiste à l'exécution de deux jeunes amants accusés d'inceste. Bouleversé, Beltrami sauve l'enfant de ces amours illégitimes : Fiora. La jeune fille, d'une inoubliable beauté, connaîtra, dans la Florence de Laurent de Médicis, la douceur de la vie de palais, mais aussi les tourments de nouvelles aventures. Mariée pour un seul jour à un mystérieux chasseur de dot, livrée aux grands inquisiteurs, reléguée dans une maison de passe, Fiora pourra-t-elle triompher de tant d'adversité ?

Mon avis

La saga de la Florentine est une autre de ces histoires mettant en scène une jeune et fraîche héroïne à qui il arrive les pires mésaventures : mort sociale, viols, pauvreté, jusqu'à la vengeance et enfin le dénouement heureux. N'ayant lu que les deux premiers tomes, je ne peux pas dire exactement si la saga se termine ainsi.

J'ai été assez déçue de ma lecture. Le premier tome est long à se mettre en place, l'héroïne n'est pas franchement sympathique, je la trouve particulièrement agaçante, et  j'ai attendu avec fébrilité que sa vie se désagrège enfin.

[...]


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 10 dans le challenge ABC 2012



Ma notation




 Correct sans plus. 



Seul le silence - R.J. Ellory [Charmant-petit-monstre]



Auteur : R.J. Ellory

nb de pages : 601

Série : Aucune

Catégorie : Thriller












Résumé officiel ou personnel

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.

Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.


Mon avis


Seul le silence est le genre de livre qui hante et qui dérange par sa noirceur omniprésente. Contrairement à ce que l'on peut croire, ce n'est pas un roman policier mais plutôt un roman noir dont le personnage principal est un jeune garçon de Géorgie qui veut devenir écrivain. C'est peut-être pour cette raison que ce livre est si glauque, que le personnage à qu'il arrive tant de malheurs en rapport avec les meurtres de petites filles n'est pas un "professionnel", un agent de police ou un détective, mais juste un garçon normal sur qui tombe une malédiction.

[...]

Rare les livres pour lesquels j'ai eu autant de répulsion. Parfois, il m'était impossible de continuer plus de 20 pages tellement l'auteur se complaît à décrire et à distiller cette atmosphère opaque, sordide et perverse. Et pourtant l'écriture m'a plu. J'ai apprécié le style d'Ellory, fluide, qui m'a fait poursuivre la lecture jusqu'aux 100 dernières pages où j'ai définitivement arrêté.



Lien vers l'article sur mon blog -  N° 9 dans le challenge ABC 2012



Ma notation





 Ce n'est pas un mauvais livre, mais difficile à terminer. 




dimanche 24 juin 2012

Une trop bruyante solitude - Bohumil Hrabal (Charmant-petit-monstre)



Auteur : Bohumil Hrabal

nb de pages : 120

Série : Aucune

Catégorie : Contemporain














Résumé officiel

Hanta travaille dans une cave à Prague. Chaque jour, depuis 35 ans, il presse du papier. Il n'est cependant pas très efficace car il ne peut s'empêcher de s'intéresser aux ouvrages qu'il détruit. Il met notamment beaucoup de soin à "faire un nid" au milieu des ballots de papier pressé pour ce qu'il considère comme des chefs d'œuvre. Malheureusement pour lui, Hanta est rattrapé par "une ère nouvelle" où il n'a plus sa place face à la productivité.

Mon avis


Oeuvre très courte mais très dense, Une trop bruyant solitude met en avant les conséquences de la censure d'un régime totalitaire sur la culture et les livres en particulier. Hanta voit chaque jour sous ses yeux des oeuvres appartenant au patrimoine culturel mondial et se doit de les réduire en pâte à papier, selon les lois régies par ce régime. Comme un héros sauvant une grand-mère sur le point de se faire écraser, Hanta tente de garder pour lui quelques oeuvres, de les sauver de la destruction et de l'oubli.

La première page du roman m'a emballée. Belles phrases, une certaine poésie dans la destruction et dans l'impuissance d'Hanta face à la machine infernale du totalitarisme, Une trop bruyante solitude peut séduire rapidement. Cependant, bien que l'oeuvre ne fasse que 120 pages, j'ai très vite décroché. Impossible de rester collée aux lignes, de m'intéresser à ce que je lisais, alors que les premières pages avaient été magiques. Je suis même incapable de raconter comment se déroule l'histoire. Je ne me rappelle que du début et de la fin.

Je suis complètement passée à côté du livre et c'est dommage, car lorsque des amis l'ayant lu m'en parlaient, j'avais l'impression qu'on avait pas du tout lu le même livre.




Lien vers l'article sur mon blog -  N° 8 dans le challenge ABC 2012


Ma notation





 J'ai pas réussi à rester accrocher sur les 100 dernières pages. Et pourtant, je pense que c'est un roman qui a du potentiel. 


samedi 23 juin 2012

La lenteur - Milan Kundera (Charmant-petit-monstre)



Auteur : Milan Kundera

nb de pages : 182

Série : Aucune

Catégorie : Contemporain













Résumé officiel



Vera et Milan Kundera assistent à un colloque d'entomologiste se situant dans un château. Les petits drames du colloque donneront à Milan Kundera l'inspiration à diverses réflexions sur le monde moderne, qu'il mettra en liaison avec le récit d'un écrivain libertin du xviiie siècle, Vivant Denon, qui faisait dérouler l'action de son récit dans ce même château. Les divers récits s'entremêleront pour faire surgir la réflexion.


Mon avis


Milan Kundera est un auteur que j'apprécie particulièrement. J'aime son humour incisif, son ironie omniprésente ainsi que sa façon de se servir des personnages comme pions pour illustrer une idée ou le concept du roman. Car, dans chaque roman de Kundera, il y a un concept : dans L'immortalité, si je me souviens bien, c'est la volonté de laisser une trace de notre passage sur la Terre, comment à travers des oeuvres, des anecdotes historiques des personnages célèbres restent gravés dans l'Histoire. Ici dans La lenteur, le concept est l'opposition entre la lenteur et la vitesse.



La vitesse est la forme d'extase dont la révolution technique a fait cadeau à l'homme. (...) Pourquoi le plaisir de la lenteur a-t-il disparu ? Ah, où sont-ils, les flâneurs d'antan ? p10-12
Autour de ce concept donné, Kundera fait graviter un certain nombre de personnages correspondant à une étiquette (le savant tchèque, le "danseur", l'intellectuel célèbre (type BHL) le politicien, des amants, une ancienne conquête gênante...), et les fait évoluer à travers des situations cocasses avec un plaisir manifeste. Véritable satire sociale, La lenteur dissèque les comportements humains, tournés en ridicule par Kundera, certains milieux sociaux et les événements ennuyeux que peuvent représentés les congrès et autres séminaires où les ego des personnalités présentes se frictionnent les unes avec les autres.
Avec des chapitres courts,  une écriture fluide et un humour toujours au coin d'une page,  La lenteur est un roman de 182 pages qui se lit facilement et avec plaisir.




Lien vers l'article sur Il était une fois des livres... -  N° 7 dans le challenge ABC 2012




Ma notation




B = Bon tout simplement






La plage de Scheveningen - Paul Gadenne (Charmant-petit-monstre)






Auteur : Paul Gadenne

nb de pages : 332

Série : Aucune

Catégorie : Contemporain

















Résumé


Paris 1944. Guillaume Arnoult recherche, après quatre ans de guerre, les traces d'Irène. Il la retrouve au moment où il apprend la condamnation à mort d'Hersent, journaliste politique, qu'il a connu familièrement pendant ses années de jeunesse... Avant de rejoindre une unité combattante comme correspondant de guerre, il passe avec Irène, une longue nuit au bord d'une plage du Nord. Ce n'est pas la plage de Scheveningen, mais la mer est là, près d'eux, dont le rumeur accompagne leurs angoisses, leurs souvenirs et l'obsession surtout, du meurtre et de la trahison... On ne refait pas le passé, amis après cette nuit-là, peut-être Guillaume et Irène sauront-ils mieux "où est la vie, et ce qui vaut la peine d'être vécu". 


Mon avis

Vous voulez dégoûter une personne de la lecture ? Obligez la à lire d'un bout à l'autre La plage de Scheveningen de Paul Gadenne. Avec L'espèce humaine de Robert Antelme et W de Perec (tous édités chez Gallimard collection L'imaginaire), La plage de S. fait parti du top 5 des livres qui ont failli me pousser à l'autodafé.
Bon, je ne suis pas très objective dans le sens où j'ai lu ces livres dans un contexte d'étude, on m'a obligé à les lire d'où l'envie de meurtre qui en a découlé. Autre point, La plage de machin-chose a été écrit vers la fin de la 2nde guerre mondiale, se rapprochant de la vague du Nouveau Roman que je déteste particulièrement. Bref, le roman n'avait rien pour me plaire.
Mais, vous remarquerez que la quatrième de couverture est plutôt alléchante. Même en la relisant maintenant, après avoir lu le livre, je la trouve intéressante. C'est ce qu'on appelle un atout commercial. Ne vous y fiez pas !
Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je vous le dis tout net, ce roman ne raconte RIEN. Tout n'est que "blabla" sur la culpabilité, sur la cruauté des hommes, jusqu'à aller vers un discours métaphysique. Rien dans les relations entre les personnages ne sont développées. La fin part en eau de boudin et c'est là qu'on se dit : "Tout ça pour ça !".
Suite à ça, je décide de créer un 11e commandement :" Tu n'obligera point ton prochain à lire un livre." Amen.

Lien vers l'article sur Il était une fois des livres... -  N° 6 dans le challenge ABC 2012




Ma notation


E = Échec de lecture 


lundi 19 mars 2012

Un monde sans fin - Ken Follett (Charmant-petit-monstre)




Auteur : Ken Follett

nb de pages : 1337

Série : N/A

Catégorie : Historique














1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois: un chevalier tue deux soldats au service de la reine avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts... L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l'ambition: mû par la foi, l'amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d'eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation - secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste Noire.

Mon avis

Bon gros livre de 1336 pages, Un monde sans fin est LE livre de détente par excellence. Vous ne savez pas quoi regarder à la TV ? Des DVD's vu cent fois ? La suite des Piliers de la terre remplacera vos séries préférées.

Se déroulant sur presque 40 ans, cette épopée moyenâgeuse met en scène une galerie de personnages machiavéliques ou bienveillants, dont les quatre enfants devenus adulte : Merthin, Caris, Ralph et Gwenda. Au programme, des meurtres, des secrets, de l'amour, des coups bas, des rebondissements en veux-tu-en-voilà, des jeunes filles en détresse, de la perfidie, de l'injustice, la Peste Noire, des guerres, une noblesse toute puissante et très obtuse (à ce point là c'est carrément de la débilité), un clergé aussi pourri que des voyous de rue, un roi qui joue aux playmobils avec ses sujets ... bref, du Ken FOLLETT.

Attention, c'est du gros ! On voit les ficelles romanesques arrivées à cent bornes, les personnages sont caricaturaux et n'évoluent que très rarement psychologiquement (l'auteur leur donne deux traits de caractère comme dans les Sims et le tour est joué), on a quelque fois l'impression de regarder un soap américain dans la lignée des Dallas, Feux de l'amour and co, ... et pourtant on adhère, on rentre dans l'histoire et on ne décolle plus les yeux !

De plus, l'avantage de Ken Follett est qu'il écrit bien, on sent de grandes recherches historiques, géographiques et socio-culturelles qui ont du être faites pour mener à bien ce pavé romantico-romanesque (ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même*). Follett a l'habilité de manier toutes les intrigues des différents personnages sans se perdre et de donner des petites infos au lecteur sur les coutumes du Moyen Age. Ce n'est donc pas un livre bête, plutôt intéressant du côté historique et passionnant du côté romanesque.

Naturellement, vous vous en doutez bien, Un monde sans fin a des défauts. Il y a souvent des longueurs, quelques passages un peu longs voir inutiles et des personnages "gentils" qui m'ont exaspéré (ex: Caris, le "féminisme" incarné avant même que l'idée ne soit pensée) au point de vouloir leur flanquer quelques tartes bien placées. Et surtout le défaut de ce roman, dont la faute repose beaucoup sur la quatrième de couverture: cette fameuse histoire de lettre mystérieuse qui aurait un impact énooorme sur le trône d'Angleterre. Autant vous le dire tout de suite, par amitié et empathie envers mon prochain, cette intrigue doit prendre 50 pages sur tout le roman. Alors n'attendez pas que ça commence (ce que j'ai fait sur 500 pages avant de m'en rendre compte), et ça n'a pas d'impact réel sur l'histoire global du roman. Voilà c'est dit !

* Loth d'Orcanie, "Kaamelott"


Lien vers l'article sur mon blog - N° 5 dans le challenge ABC 2012


Ma notation




Du Très bon divertissement, malgré quelques petites faiblesses (longueurs, personnages...)




jeudi 15 mars 2012

Little Bird, Craig Johnson (Charmant-petit-monstre)



Auteur : Craig Johnson

nb de pages : 421

Série : 1er volet

Catégorie : Policier










Après vingt-quatre années au bureau du shérif du comté d'Absaroka, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s'envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux ans auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d'une jeune Indienne, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd'hui, il semble que quelqu'un cherche à venger la jeune fille. Alors que se prépare un violent blizzard, Walt devra parcourir les bastes étendues du Wyoming sur la piste d'un assassin déterminé à parvenir à ses fins.

Mon avis

Bien que les lieux (les montagnes enneigés, les chevaux dans les prés, des cow boys et des Indiens...) donnent du cachet à l'histoire, ce roman policier est assez fade et n'arrive pas à faire décoller la sauce. D'ailleurs, pour les habitués des séries policères (en livre comme en série) très "expert", oubliez Little Bird ! C'est assez drôle de faire la comparaison entre la façon dont l'enquête d'une petite bourgade est menée par un shérif et celles menées par les grandes villes avec une armada d'experts, de technologies et de moyens financiers. Ici, c'est un peu long, on fait marcher sa matière grise plutôt que ses machines ultra-perfectionnées. Une analyse d'ADN prend quelques jours dans le comté d'Absaroka (c'est long), alors que nos experts à Las Vegas auraient plié l'affaire en 24h un doigt dans le nez, l'autre sur leur ordinateur.

Bref.

Ainsi, ce cachet très naturel et simple qui donne à l'oeuvre un aperçu rafraîchissant de ce que doit être le déroulement d'une enquête dans la "vraie vie" est l'atout de Little Bird et celui qui m'a poussé à finir le livre jusqu'au bout. Car le tout manque un peu de profondeur tant par la conclusion de l'enquête, le développement des personnages secondaires cantonnés à un ou deux axes descriptifs que par le conflit entre Indiens et Blancs.

J'ajouterai également le peu de fluidité de l'écriture. J'ai vraiment eu beaucoup de mal à lire ce livre dans le sens où je m'arrêtais constamment pour comprendre qui parlait ou pour reprendre certaines phrases etc. Ce manque de fluidité générale de l'oeuvre est un autre point négatif assez désagréable.

Au final, ma lecture fut assez mitigée, je n'ai pas détesté comme je n'ai pas adoré. Je ne pense pas me mettre aux autres volets du shérif Longmire même si sa personnalité caustique et son air "gros nounours" (décrit comme tel) m'ont bien plu.



Lien vers l'article sur mon blog - N° 4 dans le challenge ABC 2012



Ma notation


C = Correct mais sans plus !

mercredi 15 février 2012

Pierrot, mon ami - Raymond Queneau (Charmant-petit-monstre)


Auteur : Raymond Queneau

nb de pages : 222

Série : Aucune

Catégorie : Contemporain












Pierrot, mon ami est un des romans de l'écrivain, dramaturge et poète de l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), Raymond Queneau.
Le roman a pour personnage principal, Pierrot, jeune homme lunaire, sans grande ambition qui travaille dans un parc d'attraction. Autour de lui gravite une galerie de personnages et une intrigue policière et amoureuse: un fakir, une belle blonde, un directeur (père de la blonde), une ancienne danseuse de cabaret, un prince Poldève mort, un vieux gardien, et j'en passe. Tout un programme d'humour, de pastiche et d'ironie (les trois mots veulent dire la même chose mais je les aime bien).

Attention, c'est du Queneau. L'auteur aime déjoué son lecteur en lui donnant des fausses pistes sur le déroulement de l'histoire ou même sur sa nature. On est dérouté, amusé, frustré, bref, Pierrot, mon ami n'est pas un roman conventionnel. J'avoue, c'est pas trop ma tasse de thé.


Pierrot, mon ami - N° 3 dans le challenge ABC 2012


Ma notation




D = Difficile à terminer

samedi 7 janvier 2012

L'homme Chauve-souris de Jo Nesbo



Auteur : Jo Nesbo

nb de pages : 473

Série : 1er de la saga Harry Hole

Catégorie : Policier










Résumé officiel

Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu'Harry Hole refuse d'ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes... Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L'Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l'indicible, lui apportera, jusqu'au chaos final, l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort : la pire des aventures.

Mon avis

Harry Hole va donc se retrouver avec Andrew Kensington, son coéquipier d'origine aborigène qui va en profiter pour lui raconter des histoires sur son peuple, lui faire rencontrer d'autres personnages et lui montrer l'envers du décor de cette belle Australie. Seulement c’est long. La moitié du livre est consacré à nous montrer que les pauvres aborigènes ont été volé par les blancs et que depuis les inégalités raciales persistent toujours. L’enquête tourne en rond, c’est lent, et parfois je me suis demandée ce que foutait Harry Hole sur cette enquête puisqu’il semblait ne servir à rien. 

 Ça c’est la moitié du roman. 

 Enfin, vers la fin, l’enquête repart après d’énormes rebondissements (je dis “énormes” vu qu’il ne s’est rien passé de très palpitant pendant près de 300 pages) et Harry Hole prend les choses en mains. D’ailleurs cette façon que Hole a de s’approprier l’enquête est étrange. Pour un flic étranger dans un commissariat, il joue un peu trop le chef et il est assez étonnant que les inspecteurs de la maison ne disent rien. Ainsi les flics de Sydney se font passer pour des gros nuls face au héros Harry Hole. 

Le dénouement est rapide et (trop) court, la découverte du tueur est assez incompréhensible même si on essaye de nous expliquer tant bien que mal pourquoi c’est cette personne, quelles étaient ces motivations etc. J’ai trouvé tout cela un peu léger surtout après avoir été abreuvée de légendes aborigènes qui au final n’auront pas véritablement servi l’histoire. 

 Le point positif tout de même : Harry Hole. Personnage attachant et alcoolique, j'en ai appris un peu plus sur lui et c'est toujours agréable d'en connaître davantage sur le héros d'une série policière. 

Jo Nesbo signe là son premier roman avec Harry Hole et il est assez étonnant qu'il s'en soit sorti avec un prix. J'ai trouvé que le sujet et le contexte était assez casse-gueule : présenter le héros d'une saga policière sur une enquête à l'étranger ce n'est pas le chemin le plus facile pour commencer. Heureusement que j'ai lu le Bonhomme de neige qui m'avait beaucoup plu car L'homme chauve-souris aurait pu être celui qui m'aurait passé l'envie de relire du Nesbo. Et ça aurait été dommage.

L'homme chauve-souris, Jo Nesbo - N° 1 dans le challenge ABC 2012

Ma notation



J'ai failli mettre 1 oiseau et puis j'ai repensé à Hole, alors... Le premier roman de Nesbo n'est pas très aboutit, il y a des faiblesses, mais Nesbo est un auteur qui tend à s'améliorer.