lundi 17 septembre 2012

Zazie dans le métro, de Raymond Queneau


Auteur : Raymond Queneau

260 pages

Editions Folio (1e parution : 1959)

Catégorie : Classique ? Burlesque ? Queneau, un point c'est tout








Résumé

Zazie débarque à Paris pour la première fois chez Tonton Gabriel. Le Panthéon, Les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle n'en à que faire ! Mais kess-qui l'intéresse alors, Zazie ? Le métro ! Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une volée d'injures. Ne contrariez pas Zazie !

Mon avis

Encore un « classique » que L@ me donne l’occasion de découvrir ! Décidément mes lacunes sont sans fin… Zazie est décidément un drôle de personnage. Mais quel âge a-t-elle, d’abord ? Quelque part entre 9 et 18 ans, allant sur l’infini selon les moments, tant elle fait preuve d’un sacré caractère, d’un vocabulaire fleuri, d’une candeur désarmante et d’une franchise sans pitié ! Plus loufoque, je n’arrive pas à imaginer, ou alors ma mémoire me joue des tours. Chaque situation dégénère tant et plus qu’on se demande à chaque page jusqu’où ça peut encore aller !
Le vocabulaire « choisi » n’est pas la moindre des loufoqueries de cet opus. Je savais que Raymond Queneau était dingue de mots – au sens le plus passionné qui soit, bien entendu – mais tenir d’un bout à l’autre d’un roman comme ça, chapeau ! De « dukipudonktan » aux hanvélo, que de trouvailles ! Aucun répit dans les inventions terminologiques autant qu’orthographiques. C’est beaucoup plus que du simple argot, des jurons de charretiers ou un langage suranné, c’est un feu d’artifice permanent qui finirait presque par faire mal aux yeux.
Au final, l’empilement de péripéties, contretemps, courses-poursuites à la Benny Hill friserait quand même l’indigestion s’il n’y avait quelques pauses (café, alcool ou boustifaille) propices à la quintessence de la philosophie de comptoir.
Un peu de réflexion dans toutes ces clowneries ? Autant qu’on veut : la candeur de l’enfance est le prétexte idéal pour jeter un regard sans complaisance sur l’hypocrisie, les préjugés et autres travers de l’espèce humaine – avec un grand souci d’équité, hommes et femmes en prennent pour leur grade sans favoritisme. Mais un côté fleur bleue aussi – ce week-end parisien de folie ne se termine pas sans une annonce de mariage !
Bref, un week-end à Paris parfaitement inimitable, un intermède décapant, « pétibullant », comme disent mes enfants !


N° 8/26 dans le challenge ABC 2012


Ma notation





B+ = Très bon, mais pas forcément abordable sans connaître un minimum d'argot

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