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mardi 4 novembre 2014

Mouche-toi, Cléopâtre... de Françoise XENAKIS

Auteur : Françoise XENAKIS

nb de pages : 272

Catégorie : Historique

Résumé officiel

      Cléopâtre, reine d'Egypte : une sacrée reine, sensuelle, mangeuse d'hommes et de territoires, non ? Françoise Xenakis (qui voulait être équitable ! et ne pas toujours écrire sur les femmes vaincues) a décidé de s'attaquer à elle. Le peu qu'elle en savait lui laissait croire qu'elle était la quitessence de la femme et du pouvoir. Pas à pas, elle a retrouvé les temps essentiels de sa vie et, fidèle à sa manière, elle l'a ressuscitée en une femme venue certes du passé mais tellement actuelle.


     Cléopâtre, épouse de son frère, de Jules César et de Marc Antoine, a toujours été une grande raine solitaire une femme seule. Ecoutez. Lisez tout heut, laissez votre cieyr cigner et découvrez une femme née en 69 avant J.-C., morte à 38 ans. Cléopâtre, Cléopâtre la pathétique, l'enfantine, la déchirante, la déchirée, l'orgueilleuse, l'impulsive,
la désemparée, la jalouse, la complexe, l'ambiguë, la grande reine, la grossière comme un charretier, la truculente, la mère louve, la mal aimée, l'amante bernée qui a tout perdu, le pouvoir et la vie, parce qu'elle a préféré à tout aimer : aimer jusqu'à en mourir.

Mon avis

      Petite, j'étais passionnée par Cléopâtre, donc quand j'ai lu le résumé par hasard de ce livre, je me suis dit qu'il faudrait que je le lise. Ce que j'ai fait. Malheureusement, je suis loin d'être enchantée, au contraire. Je n'ai pas du tout aimé ! Ce n'est pas l'histoire qui ne m'a pas convaincue, même si je n'ai pas toujours eu l'impression d'être en antiquité, au vu du langage...




    L'histoire en elle-même m'a intéressée. Sans avoir du suspense, elle est sympa. Le gros problème, c'est que j'ai trouvé l'écriture vulgaire... C'est quelque chose qui m'a énormément dérangée. Les personnages peuvent être grossiers sans pour autant être de mauvais genre ! Bref, j'ai trouvé le récit lourd et désagréable à lire. Franchement, s'il n'avait pas fait parti de mon challenge ABC, je ne l'aurais pas fini !



     Les personnages sont sympas, mais finalement sans plus. Encore une fois, c'est leur vulgarité qui m'a déplu ! Sinon, je pense que j'aurais pu les apprécier... Mais là, ça a été dur ! César et Marc Antoine sont loin de m'avoir fait rêver : ils sont égocentriques, une horreur ! Et rustre ! Une horreur, c'est franchement dommage !


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 19 dans le challenge ABC 2014

Ma notation



D = Dommage qu'il soit si vulgaire !

samedi 28 décembre 2013

127 heures (Plus fort qu'un roc) d'Aron Ralston (Frankie)

Auteur : Aron Ralston

nb de pages : 413

Série : non

Catégorie : Témoignage, Autobiographie

 





Résumé officiel ou personnel

Le 26 avril 2003, la vie d'Aron Ralston va changer brusquement. Jeune ingénieur de 27 ans, c'est un adepte des sports extrêmes et surtout d'escalade en montagne. Ce jour-là, il part pour une randonnée à priori anodine, dans les gorges de l'Utah, sans prévenir quiconque. Si en chemin, il rencontre deux jeunes femmes et lie connaissance, il ne leur dit pas exactement où il se rend. Au milieu de l'après-midi, l'accident stupide survient. Il déloge un rocher, glisse au fond d'une crevasse et le rocher de presque une demi-tonne lui écrase la main droite. Le voilà coincé pratiquement en équilibre contre le mur de la crevasse, avec très peu d'eau et 2 burritos, sans espoir de voir venir rapidement des secours, puisque personne ne sait où il se trouve. Son cauchemar va durer 127 heures à se demander comment pouvoir s'en sortir...
 
Mon avis

Vous savez combien de jours font 127 heures ? Cela fait 5 jours et 7 heures. C'est donc le temps qu'a passé Aron Ralston au fond de ce trou à survivre et se demander comment s'en sortir. Doit-il essayer de faire basculer le rocher qui pèse pas loin d'une demi-tonne ? Doit-il s'amputer la main ? Et si oui, comment, puisqu'il n'a qu'un canif et quelques sangles pour faire un garrot. Et s'il s'ampute la main comment rejoindre sa voiture ensuite qui est à 8 miles (13 kilomètres) de là où il se trouve alors qu'il sera affaibli ?

C'est donc ce témoignage très fort que nous livre Aron Ralston sur sa survie (oui il a survécu puisqu'il en a écrit un livre) et je dois dire que j'ai énormément aimé tous ces passages-là. Car le type est un sacré battant et a une sacrée constitution ! Si vous lisez le livre, vous serez épaté de voir comment il arrive à survivre avec autant peu d'eau, tout en restant lucide. Comment chaque nuit, il s'attend à mourir et que l'instinct l'emporte sur le découragement. Il y a des passages très émouvants, notamment lorsqu'il s'adresse à sa famille et ses amis face à sa caméra en pensant ne jamais les revoir...

Et puis il y a les passages sur sa vie d'avant. Sa vie de sportif surtout et ça c'est trèèèès long ! Le livre aurait gagné à être plus concis sur cet aspect-là car on a droit à toutes ses escalades depuis son adolescence et comme je ne connaissais ni les lieux, ni vraiment les termes techniques, ça m'a ennuyée et j'avoue avoir lu en diagonale certains passages.

Mais ces passages permettent de montrer que l'accident survenu ce jour-là n'est pas anodin. Ce type est un mélange d'inconscience et d'insouciance ! Combien de fois avait-il déjà échappé à la mort en grimpant des sommets ? Il y a eu la fois où il s'est fait poursuivre par un ours, la fois où il a failli se noyer, la fois où il a réchappé d'une avalanche, la fois où il a failli avoir les doigts gelés. À chaque fois qu'il racontait une des ses mésaventures, ça me faisait grincer des dents et je me disais mais franchement ce type est malade ! Mais cela permet de s'apercevoir que bien souvent la passion l'emporte sur le jugement.

Pas grand chose à dire sur les autres protagonistes de l'histoire qui sont des amis de l'auteur, sa famille et c'est émouvant de voir qu'à un moment, ils vont tout mettre en oeuvre pour retrouver Aron, sans beaucoup d'indices sur son parcours.

Le style de l'auteur n'est pas trop compliqué à lire mais il y a pas mal de termes techniques assez ardus et des noms de lieux à foison et tout ça ressemble un peu à du chinois pour celui qui ne s'y connaît pas. Mais son écriture est très réaliste et on a vraiment l'impression d'être avec lui au fond de cette crevasse...

En conclusion, un très beau témoignage sur le courage et l'envie de survivre un peu parasité par le récit des exploits antérieurs d'Aron Ralston. Et si vous voulez savoir comment il a réussit à survivre plus de 5 jours dans des conditions extrêmes et surtout comment il a pu s'en sortir lisez-le. Et regardez le film qui est encore mieux car plus concis ! :)

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 26/26 dans le challenge ABC 2013

Ma notation






mercredi 9 octobre 2013

La honte d'Annie Ernaux (A livre ouvert)


Couverture La honte

Auteur : Annie Ernaux

nb de pages : 140

Catégorie : Autobiographie

Résumé officiel

« J'ai toujours eu envie d'écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d'autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m'apporter l'écriture d'un livre qui soit à la hauteur de ce que j'ai éprouvé dans ma douzième année. »
Annie Ernaux.





Mon avis

Tout petit livre d’Annie Ernaux, une auteure que je ne connaissais pas. J’avais une voisine qui avait une caisse de livres à donner, il était parmi eux.
Le 4ème de couverture ayant attisé ma curiosité, je l'ai pris.
Je me suis lourdement trompée sur le thème du livre, peut-être parce que je suis de la génération « Julie et Melissa » (et là vous avez tout de suite deviné la nature de ma méprise) mais je m’attendais à complètement autre chose.
Au final, j’ai trouvé ce récit très banal, il ne m’a absolument pas touchée. Il appartient à une autre époque et d’autres mœurs mais malgré tout je ne pense pas que ce soit l'unique raison de mon désintérêt.  En effet, « 24heures dans la vie d’une femme » m’avait complètement émue bien qu’il s’agisse d’une époque et de mœurs encore plus anciennes.
Qu’est ce qui a fait la différence ? Difficile à dire. Le sujet en partie, car la honte d’Annie Erneaux m’a parue quelque peu "ridicule" et disproportionnée par rapport à la cause. Le style surement, n’est pas Stefan Zweig, qui veut.
Enfin, et surement pour une grande part, ma sensibilité pour certains sujets et pas pour d’autres, tout simplement.
Je ne dirais pas que le récit était mauvais, mais en tout cas il ne m’a absolument pas touchée.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 19 dans le challenge ABC 2013


Ma notation





D = Difficile à terminer

lundi 7 octobre 2013

Mémoires d'une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir [eugeniekildine]

Auteur: Simone de Beauvoir

nb de pages :  472 pages

Catégorie : Autobiographie

Résumé officiel ou personnel:  "Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin: je pensais à présent que la littérature me permettait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité: quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéresserais à la fois à moi et aux autres; j'acceptais mon 'incarnation' mais je ne voulais pas renoncer à l'universel: ce projet conciliait tout; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années."



Mon avis: Je suis sortie des Mémoires d'une jeune fille rangée sonnée - et pourtant j'y suis rentrée avec de grands a priori. Je ne suis pas féministe militante, je ne cherche pas à me complaire dans la contemplation d'une élite intellectuelle, je n'avais aucune admiration préalable pour le couple Beauvoir/Sartre, par exemple. Et pourtant, voilà, ça m'a beaucoup plu. L'écriture est fluide, ça se lit très vite (et pourtant je l'ai lu en plein mois d'août, au bord de la piscine pratiquement), très agréablement, très aisément. Simone de Beauvoir est certes très très agaçante au début, à montrer objectivement l'enfant arrogante et sure d'elle qu'elle a pu être; mais au fur et à mesure qu'on la voit grandir, la certitude se soulève. Avec l'adolescence viennent les doutes qui se basent sur des questionnements qu'on a tous eu. Se lance un cri de vie absolue. Simone de Beauvoir s'entraîne elle même à obtenir sa propre liberté, à faire absolument, à vivre vraiment sans laisser les choses faites à moitié.
On grandit un peu, en lisant Beauvoir grandir, je l'admets - excusez moi d'avance de tous ces clichés auxquels j'ai recours dans cet article. Et on sort de l'oeuvre d'abord choqué (je ne pense pas être capable de lire la suite tout de suite, c'était trop réel et marquant, éprouvant, donc, pour que je puisse me relancer tout de suite - mais je ne vais pas vous "spoiler" non plus), puis avide de se mettre à lire et apprendre autant qu'elle. On a envie de vivre pleinement, avec la même recherche constante, la curiosité, l'avidité d'apprendre et de se développer que la jeune Simone de Beauvoir évoluant dans sa propre époque.
C'est une lecture que je conseille à quiconque s'interroge sur les questionnements intérieurs, sur la quête du soi, de la vie - comment la vivre pleinement et comment essayer de la comprendre, de la défier constamment. Je me répète utilement, parce qu'on peut penser le Deuxième sexe en entendant le nom de Beauvoir et être rebuté très vite, en mentionnant à nouveau le fait que c'est très fluide à la lecture, très agréable et naturel, et que ce n'est pour autant pas du tout simpliste.
Bien sûr, on est amené à réfléchir, mais comme souvent avec les autobiographies (je trouve) on réfléchit plus sur son propre parcours que sur des concepts philosophiques, et on est éprouvé aussi, mais je trouve cela dit que c'est plutôt une aide qu'un mainteneur de névroses!


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 6 dans le challenge ABC 2013



Ma notation

B = Bon tout simplement



jeudi 12 septembre 2013

Lawrence d'Arabie, de Michel Renouard


Auteur : Michel Renouard

nb de pages : 320 - Editions Folio (Biographies) 2012

Catégorie : Biographie

4e de couverture
« Tous les hommes rêvent mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit s’éveillent le jour et découvrent que leur rêve n’était que vanité. Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C’est ce que je fis. »
Derrière le héros mythique, joué par Peter O’Toole dans le célèbre film de David Lean, se cache un personnage complexe, non exempt de zones d’ombre. Archéologue et agent de renseignement, homme d’action et auteur des Sept Piliers de la sagesse, Thomas Edward Lawrence (1888-1935) se disait « à moitié poète », se voulait « intouchable », et mourut prématurément dans un accident de moto. Ce livre retrace la vie et les aventures de l’insaisissable Lawrence d’Arabie, dont Winston Churchill affirmait qu’il était « un des êtres les plus extraordinaires de son temps ».


Mon avis

Tout le monde connaît Lawrence d’Arabie… Le grand Peter O’Toole juché sur son méhari au sommet d’une dune, contemplant le sable à perte de vue ou lançant ses guerriers arabes à l’attaque. Même moi, alors que je n’ai jamais vu le film !

Au-delà du cliché universel, ce partenariat Folio-L@ était pour moi l’occasion idéale de remettre les pendules à l’heure et de faire le tri entre la légende et la réalité.
Pour moi, cette biographie a parfaitement rempli son rôle.

Ce qui m'a plu : l'auteur a toujours situé son récit dans le contexte historique
Ce qui m'a moins plu : le choix de renvoyer les notes en fin d'ouvrage, pas toujours super-pratique.


Mon avis détaillé sur L@ -  N° 3/26 dans le challenge ABC 2013



Ma notation
B = Bon tout simplement




mercredi 10 juillet 2013

L'Herbe bleue de (Anonyme)


Auteur : Anonyme - Beatrice Sparks

nb de pages : 208

Série : /

Catégorie :

Résumé officiel

« L'herbe bleue » est le journal intime d'une jeune droguée de quinze ans. Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n'apporte aucune solution à ce problème. C'est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l'univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons. Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

Mon avis

Une fois passée la sensation d'avoir été dupé vient celle de la crédibilité de l'histoire. Je voulais lire ce livre depuis assez longtemps, pour découvrir cet univers de la drogue, de la dépendance. Mais, à présent, que puis-je en retenir ? Ces mots, volés et faussés par cette femme et son éditeur (qui a cautionné, voir même poussé à l'anonymat), peuvent-ils être considéré comme un témoignage ? Ne sont-ils pas subjectifs ? Comment savoir ce que ressent un être en proie à la détresse de la drogue, si les mots que je voulais découvrir ne sont, au final, que ceux d'un auteur et non pas un vécu ? Je suis déçue. 

[...]

Une lecture intéressante, mais le texte est très adulte qui veut faire jeune, avec des mots un peu trop recherchés pour une ado ayant quitté l'école. Toutefois ce livre permet de comprendre l'engrenage et les pièges de la drogue. À voir comme un document, un témoignage... même s'il a été finalement écrit par une psychologue.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 22 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


C = Correct (cette notation ne prend pas en compte l'auteur, mais bel et bien le ressenti sur le livre)




jeudi 28 mars 2013

Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki avec Rande Brown (Walpurgis)

Auteur : Mineko Iwasaki

nb de pages : 350 pages

Série : Non

Catégorie : Autobiographie

Résumé personnel

Masako vit heureuse auprès de ses parents, la meilleure période de son existence selon elle, elle deviendra Mineko, une très grande geisha. 

 
Mon avis
 


Cette  autobiographie est une peinture intéressante du monde des geishas et d'une okiya. Loin d'être romancé comme Geisha, il rétablit des vérités sur les différents statuts des femmes dans le quartier de Gion-Kobu (Kyoto) et sur la vie des okiyas. 
Le début est laborieux. Masako qui deviendra Mineko est une enfant bizarre et ses premiers pas dans l'okiya avec un statut d'héritière ne la rendent pas forcément sympathique. l'intérêt augmente lorsqu'elle devient adolescente jusqu'à son ascension en tant que geiko. 
L'avantage de ce livre est le regard critique porté sur ce monde fascinant qu'est celui des geishas. On se rend compte alors que la perpétuation des traditions se fait au détriment de ces femmes.



Lien sur Tenseki -  N° 13 dans le challenge ABC 2013



Ma notation





J'avoue m'être pas mal ennuyée surtout au début. Que c'est long à démarrer ! Mais le reste est intéressant !




mercredi 20 mars 2013

Jim Morrison de Stephen Davis (Walpurgis)

Auteur : Stephen Davis

nb de pages : 469 pages

Série : Non

Catégorie : Biographie

Résumé personnel

L'auteur retrace pour nous la vie mouvementée de Jim Morrison, chanteur des Doors et poète méconnu.
 


Mon avis



Une plongée saisissante dans la vie chaotique du leader des Doors. L'auteur nous emmène aussi dans une époque en plein bouillonnement politique, social et intellectuel. 
La vie de Jim est racontée depuis son enfance jusqu'à sa mort 27 ans plus tard à Paris. Une vie brève mais riche où le jeune homme érudit a eu le temps de marquer toute une génération et les suivantes. 
Personnalité forte mais trouble, on découvre un homme plein de paradoxes qui avait envie d'être libre et d'être reconnu pour sa poésie et non plus en tant que chanteur. 
Une biographie riche et intéressante que je conseille !



Lien sur Tenseki -  N° 12 dans le challenge ABC 2013



Ma notation





Une biographie à connaître si on est fan de Morrison, je dirais même incontournable !





mardi 5 mars 2013

Stefan Zweig : L'ami blessé, Dominique Bona (Livr0ns-n0us)


Auteur : Dominique Bona
 
Nb de pages : 460

Série : /

Catégorie : Autobiographie, Drame












Résumé officiel


Comment un écrivain aussi secret et discret a-t-il été capable d'allumer un feu chez ses créatures romanesques et de le faire partager à ses lecteurs ? Ce sont les origines de ce feu que j'ai cherché à découvrir à travers les péripéties et les tumultes de sa vie. Homme de passion, sous son élégance Mitteleuropa, c'est un écrivain qui se livre difficilement. Il faut partir à sa recherche, décrypter ses amours et ses amitiés. Ce parfait homme de lettres en apparence est un artiste qu'attire la foudre - les folies d'Amok ou les tabous de la vie des femmes, que celles-ci osent à peine s'avouer à elles-mêmes, leurs voluptés secrètes. Cet écrivain raffiné, choyé par les élites, aurait pu demeurer l'archétype d'une civilisation disparue. Son prodige est d'avoir réussi à conquérir aujourd'hui un aussi vaste public. Zweig rayonne. Il continue de séduire. On aime son style, rapide et sûr. Sa compassion, sans égal. Sa sensibilité d'écorché vif. Peut-être aussi les lueurs sombres, les fumées délétères de son œuvre qui correspondent si bien à nos angoisses, à nos tourments contemporains. Zweig était lui-même biographe. C'était pour moi une dette d'écrire à mon tour sa biographie : tenter de rendre vivant cet homme de passion à travers une biographie passionnée.

Mon avis

Stefan Zweig est sans conteste l’un de mes auteurs préférés, et sans doute celui qui me fascine le plus. Outre ses romans et nouvelles, je n’avais lu jusque là ni ses mémoires, ni aucune biographie lui étant consacrée si l’on excepte celle très romancée de Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig, un gros coup de cœur de l’année 2010. Cette œuvre mêlant fiction et faits réels ne s’intéressait néanmoins qu’à la fin de la vie de l’auteur, et j’avais hâte d’en découvrir plus sur son existence et son époque. Voilà donc pourquoi Stefan Zweig : L’ami blessé de Dominique Bona est venu rejoindre mes étagères, et le challenge ABC 2013 organisé par Nanet offre une bonne raison de l’y en sortir.

Cette biographie se révèle très classique dans sa forme, puisque Dominique Bona a choisi un traitement chronologique et un découpage en grandes parties qui donnent le ton de chaque âge de la vie de Zweig. A l’intérieur de ces grandes parties, le découpage en chapitres plutôt court rend la lecture rapide et agréable. L’ouvrage est complété en son centre par un corpus de photographies en noir et blanc, plutôt succinct (mais quand il s’agit de Zweig je n’ai aucun sens de la mesure !) et qui éclaire pourtant de façon admirable les moments marquants de son existence en se focalisant sur ses nombreuses amitiés (Jules Romains, Philip Roth, Rainer Maria Rilke…).

[...]

Profondément nostalgique et mélancolique, artiste écorché-vif, affecté toute sa vie par un sens des convenances tout autrichien qui l’empêchera de donner libre cours à ses émotions tant en public qu’avec sa femme, Stefan Zweig est aussi un homme de passions et d’aventures (notamment sexuelles) qui n’a d’égal à son succès que sa modestie. L’ouvrage de Dominique Bona permet de mieux saisir ce « mystère Zweig » qui garde pourtant toute sa profondeur, et n’en finit pas de me passionner.

[...]

L'article complet sur mon blog : Livr0ns-n0us (n°4 dans le challenge ABC 2013)

Ma notation

Une autobiographie classique mais très éclairante sur un homme complexe et fascinant.

mardi 22 janvier 2013

Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras (benny)


Auteur : Marguerite Duras

nb de pages : 343

Série : /

Catégorie : Drame - Autobiographie

Résumé officiel


D'une facture romanesque relativement classique, l'ancrage des personnages de ce roman dans le réel préfigure cependant cette "écriture de l'indicible" qui marquera plus tard la singularité de l'écrivain. Un barrage contre le Pacifique inaugure une série de romans d'inspiration autobiographique ayant pour cadre le Vietnam. Le récit s'articule autour du personnage de la mère, une femme qui, dans sa lutte contre la misère, brave à s'en rendre folle les obstacles infranchissables qui se présentent à elle. À l'image du titre, les ambitions, aussi nobles soient-elles, ne peuvent être que démesurées et toute tentative s'avère inéluctablement vouée à l'échec. Lorsque tout finit par être rongé, sali, violé, c'est aller au-delà de la souffrance, au-delà du pathétique. Car la douleur est sans fond, la perte est définitive, aucune trace de compassion dans ce roman de l'irrémédiable. Une oeuvre qui n'émeut pas mais qui bouleverse, parce qu'elle exprime le réel à l'état brut dans la trivialité de la concupiscence, dans la perte de toute émotion, dans l'acharnement à vouloir survivre malgré les autres.


Mon avis

Un livre dont ne sort pas indemne. Une plongée dans l'Indochine coloniale avec tout ce qui fait son charme: le soleil, la chaleur, le Pacifique, mais tout se qui aussi traduit son horreur à travers l'histoire d'une famille mais surtout de la mère qui se fera arnaquer par les agents du cadastre et qu'on suivra tout au long de sa descente vers la folie.



Lien vers l'article sur mon blog -  N° 4 dans le challenge ABC 2013


Ma notation



B = Bon tout simplement

lundi 7 janvier 2013

Challenge ABC 2013 Lorraine r.

option Aléatoire

A comme Anderson, Eli, La Révélation des Médicus (Oscar PIll t1), 571 pages, Aventure et Jeunesse
B comme Buckley, Fiona, Dans l’ombre d’une Reine (Ursula Blanchard, T1), 349 pages, Historique
C comme Cauvin, Patrick, E=mc² mon amour, 221 pages, Romance
D comme Dufour, Ingrid, Atlantide, la légende interdite, 301 pages, Thriller
E comme Edding, David, Le Pion Blanc des Présages (la Belgariade t1), 347 pages, Fantasy
F comme Francis, Mario, Le Talisman des Pharaons (Leonis t1), 236 pages, jeunesse et historique
G comme Geve, Thomas, Survivant d’Auschwitz : j’ai eu 13 ans en camp de concentration, 320 pages, autobiographie
H comme Haruki, Murakami, 1Q84 (tome 1), 533 pages, contemporain
I comme Iggulden, Conn, Le Loup des Plaines (l’épopée de Gengis Khan, t1), 523 pages, Aventure
J comme Jacq, Christian, Le Moine et le Vénérable, 240 pages, Historique
K comme Kessel, Joseph, Les mains du miracle, 339 pages, historique
L comme Lu, Marie, Legend, 285 pages, Science-fiction et Jeunesse 
M comme Muchamore, Robert, 100 jours en Enfers (Cherub t1), 403 pages, Jeunesse
N comme Novik, Naomi, His Majesty’s Dragon (téméraire t1), 622 pages, Fantasy
O comme O’Brian, Patrick, Seul Maître à bord ( Jack Aubrey t1), 893 pages, Aventure
P comme Parrot, Jean Francois, L’enigme des Blancs Manteaux (Nicholas Le Floch t1), 377 pages, Policier 
Q comme Quine, Caroline, Alice au Bal Masqué, 217 pages, Jeunesse
R comme Robillard, Anne, Le Feu dans le Ciel (Chevaliers d’Emeraude t1), 352 pages, Fantasy
S comme Smith, Wilbur, L’oeil du Faucon (Ballantynes t1), 562 pages, Aventure
T comme Triolet, Elsa, Roses à Crédit, 320 pages, drame
U comme Ushte, Tahca, De mémoire Indienne, 374 pages, Autobiographie
V comme Verne, Jules, Michel Strogoff,  498 pages, jeunesse, classique
W comme Wilder Ingalls, Laura, La petite maison dans la prairie (en vo t1), 336 pages, Autobiographie
X comme Anomyme avec les 1001 nuits (tome 1 ), 926 pages, Contes
Y comme Young, Robin, Insurrection ( Les maitres d’Ecosse t1), 727 pages, Historique
Z comme Zimmer Bradley, Marion, Planetes au vents de folie (Romance de tenebreuse t1), 253 pages Science Fiction et Fantasy

Le challenge annoncé sur mon blog



dimanche 6 janvier 2013

Challenge ABC 2013, marmeline


C'est reparti pour un an - en mode aléatoire, cette fois-ci !
En 2013, je lirai donc... peut-être...
A Aillon (d') Jean, Nostradamus et le dragon de Raphaël - 460 pages, Histoire
B Barrière Michèle, Souper mortel aux étuves - 344 pages, Histoire
C Carr Caleb, L'aliéniste - 600 pages, Thriller
D David-Néel Alexandra, Journal de voyage - 467 pages, Voyage
E Ebly Philippe, Les Conquérants de l'impossible, tome 6 : Et les Martiens invitèrent les hommes - 184 pages, Jeunesse, SF
F Fforde Jasper, Délivrez-moi - 444 pages, SF
G Gagnon Hervé, Le talisman de Nergal T2 : Le trésor de Salomon - 378 pages, Jeunesse
H Hunter Erin, La Guerre des Clans - La dernière prophétie : Crépuscule - 353 pages, Jeunesse
I Indridason Arnaldur, Betty - 206 pages, Contemporain
J Japp Andrea, Les Enquêtes de M. de Mortagne, bourreau, tome 1 : Le Brasier de Justice - 406 pages, Policier
K Keyes Daniel, Trajectoire d'un écrivain - 222 pages, Biographie
L Lorentz Iny, Die Wanderhure - 607 pages, Histoire
M Meloy Colin, Les chroniques de Wildwood - 528 pages, Jeunesse
N Nerval (de) Gérard, Les filles du feu - 412 pages, Nouvelles
O Olafsdottir Audur Ava, Rosa Candida - 336 pages, Contemporain
P Paasilinna Arto, Le Potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison - 384 pages, Policier
Q Queneau Raymond, Connaissez-vous Paris ? - 176 pages, Guide touristique
R Renouard Michel, Lawrence d'Arabie - 320 pages, Biographie
S Schätzing Frank, Limit - 1200 pages, SF
T Thilliez Frank, Le syndrome E - 510 pages, Thriller
U Ungerer Tomi, A la guerre comme à la guerre - 115 pages, Histoire
V Vlérick Colette, L'herbe à la reine - 317 pages, Région
W Wells H.G., L'île du docteur Moreau - 212 pages, SF
X X, Tristan et Iseut - 159 pages, Conte
Y Yourcenar Marguerite, Mémoires d'Hadrien - 364 pages, Contemporain
Z Zweig Stefan, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - 159 pages, Nouvelle

samedi 5 janvier 2013

Challenge ABC 2013 - Vepug








Andersen, Hans Christian : La Petite sirène, 26 pages (conte)
Botti, Laurent : Un Ticket pour l’enfer, 479 pages (thriller)
Courtade, Henri : Loup y es-tu ?, 344 pages (fantastique)
Dickens, Charles : Un Chant de Noël, 146 pages (conte)
Estienne d’Orves, Nicolas : Les Fidélités successives, 715 pages (roman historique)
Fisher, Elise : Les Alliances de cristal, 469 pages (terroir)
Gedge, Pauline : La Dame du Nil, 403 pages (roman historique)
Hanif, Mohamed : Notre-Dame d’Alice Bathi, 356 pages (roman étranger)
Izzo, Jean-Claude : Total Kheops, 347 pages (policier)
Jeury, Michel : L’Année du certif, 358 pages (terroir)
King, Stephen : La Tour sombre, tome2, 507 pages (fantasy)
Loevenbruck, Henry : Le Testament des siècles, 416 pages (thriller)
Maalouf, Amin : Le Rocher de Tanios, 277pages (roman étranger)
Nunn Malla : Justice dan un paysage de rêve, 391 pages (policier)
Ollivet-Courtois, Florence : Un Eléphant dans la salle d’attente, 215 pages (autobiographie)
Priest, Christopher : Les Extrêmes, 425 pages (SF)
Qiu Xiaolong : Cyber china, 278 pages (policier)
Rothfuss, Patrick : Chroniques du tueur de roi, tome 01, 800 pages (thriller)
Scarrow, Alex : Time riders, tome 01, 445 pages (jeunesse-fantastique)
Tardieu, Laurence : Puisque rien ne dure, 127 pages (roman contemporain)
Urquhart, Jane : Les Rescapés du styx, 471 pages (roman contemporain)
Vance, Jack : Tchai, tome 01, 216 pages (SF)
Wilson, Robert Charles : Spin, tome 01, 550 pages (SF)
X comme Anonyme : Le Livre sans nom, 460 pages (thriller)
Ya Ding : Le Sorgho rouge, 256 pages (drame)
Zuckoff, Mitchell : Les Disparus de Shangri-la, 369 pages (roman historique)


mardi 1 janvier 2013

Challenge ABC 2013 - Persephone


Première participation au challenge, en étant inscrite dans la section Bi-technologie.




  • Andersen, Hans Christian - Contes et histoires [1636 p.] Conte 
  • Blixen, Karen - Sept contes gothiques [476 p.] Conte
  • Colin, Fabrice - Dreamericana [541 p.] Science-Fiction
  • Debats, Jeanne-A - La vieille anglaise et le continent [400 p.] Nouvelles Science-Fiction
  • Eschbach, Andreas - Des milliards de tapis de cheveux [315 p.] Fantasy
  • Féval, Paul - La Ville-vampire* [ p.] Fantastiaue
  • Grimm - Contes pour les enfants et la maison [1100 p.] Conte
  • Huxley, Aldous - Le meilleur des mondes [284 p.] Science-Fiction
  • Irving, John - Le monde selon Garp [680 p.] Contemporain
  • Joyce, James - Dubliners [256 p.] Nouvelles
  • Keyes, Daniel - Des fleurs pour Algernon [252 p.] Science-Fiction
  • London, Jack - Croc-Blanc [288 p.] Aventures
  • Mazaurette, Maïa - Rien ne nous survivra [372 p.] Science-Fiction
  • Nodier, Charles - Trilby/La fée aux miettes [294 p.] Fantastique
  • Orwell, George - La ferme des animaux [151 p.] Science-Fiction
  • Pasternak, Boris - Le docteur Jivago [698 p.] Classique
  • Quitely, Morrisson - Nou3 [144 p.] Comics Science-Fiction
  • Radcliffe, Ann - Les mystères de la forêt [546 p.] Classique
  • Shepard, Lucius - Sous des cieux étrangers [512 p.] Nouvelles fantastique
  • Tolstoï, Léon - Anna Karénine [928 p.] Classique 
  • Urasawa, Naoko - Pluto tome 3 [200 p.] Manga Science-Fiction
  • Vannier, Nicolas - Loup [504 p.] Aventures
  • Wells, H.G. - L'homme invisible [215 p.] Science-Fiction
  • X - Le livre sans nom [509 p.] Thriller
  • Yoss - Planète à louer [265 p.] Science-Fiction
  • Zweig, Stephan - Mary Stuart [411 p.] Biographie



  • Total : 11977 pages

    Avancée des  lectures  :  3/26

    dimanche 9 décembre 2012

    Effroyables Jardins, Michel Quint (Livr0ns-n0us)

    Auteur : Michel Quint

    Nb de pages : 75

    Série : livre unique

    Catégorie : Drame, Autobiographie, Histoire














    Résumé officiel ou personnel

    Le jeune garçon aimerait bien pouvoir se cacher, disparaître, lorsque son père, instituteur respecté, se déguise en clown amateur. Entre honte et mépris, il assiste à ses numéros. Jusqu'au jour où son oncle Gaston lui révèle le sens de cette étrange vocation en lui dévoilant un épisode tragi-comique de la Seconde Guerre mondiale...

    Mon avis


    Lorsqu'il a fallu choisir un lecture pour la lettre Q, ce court roman s'est aussitôt imposé à mon esprit. Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir l'écriture de Michel Quint, sur laquelle j'ai vu passer des commentaires aussi acides que dithyrambiques. Je sais que cet ouvrage a été souvent imposé dans le cadre de lectures scolaires, et je comprends que cela ait pu en décourager, voire en dégoûter certains. Personnellement, je pense que j'aurais beaucoup aimé l'étudier en profondeur car il m'a été donné très peu de fois l'occasion de lire un texte aussi court et puissant sur un sujet tellement vu et revu.

    Ce bref récit est en fait double : l'un, fait de souvenirs d'enfance, est celui du narrateur, l'autre est le témoignage de Gaston, introduit par ces quelques mots :
    Le cousin Gaston parlait patois. Un patois que je comprenais parfaitement mais quand il m'a raconté, là, sur ce formica tout fendillé, le pourquoi des fêlures de mon père, il s'est appliqué. L'exact de ses mots, ses barbarismes, j'ai presque oublié. J'ai réécrit. Et, sauf des expressions, des passages que j'ai encore dans l'oreille, j'ai fini par oublier la chair de cette langue, que Gaston faisait pas semblant, que ses mots étaient pas l'ombre des choses et des moments inhumains, mais qu'il m'ouvrait sa vie et m'offrait humblement tout ce qu'il avait, d'effroyables jardins, dévastés, sanglants, cruels.
    C'est ce témoignage bouleversant, à la fois tragique et comique, qui marquera à jamais la vie du narrateur et lui fera reconsidérer les clowneries de son père avec un regard neuf. Écrit dans un style argotique très particulier, pas toujours facile d'accès, ce récit possède une force et une justesse incroyables.
    Que je te dise : la résistance, on s'y est mis, les autres je sais pas, en tout cas ton père et moi pour rigoler, pas s'emmerder, en tout cas au début... Comme si on serait allés au bal... La fine ambiance Horst Wessel Lied, fanfare militaire, ça nous donnait pas l'envie de danser. Alors, histoire de jouer notre propre musique, le sabotage du transfo de la gare de Douai, ton père et moi, on l'a fait aérien, façon musette, doigts de fée sur le piano à bretelles et allegretto.
    Dans quelle mesure ce bref récit est-il autobiographique ? C'est une question que je me suis posée tout au long de cette lecture, car Michel Quint dédie son ouvrage à son père et son grand-père, respectivement ancien combattant et ancien résistant. C'est en tout cas un magnifique hommage, traversé par des thèmes universels et intemporels qui ne manqueront pas de vous secouer. Que l'on aime ou pas, Effroyables Jardins est incontestablement une œuvre marquante, à garder dans sa bibliothèque.

    L'article sur mon blog : Livr0ns-n0us (n°21 dans le challenge ABC 2012)

    Ma notation


    A lire !

    samedi 10 novembre 2012

    Portugal, Cyril Pedrosa (Livr0ns-n0us)


    Auteur : Cyril Pedrosa

    Nb de pages : 261

    Série : one shot

    Catégorie : BD, Autobiographie, Voyage













    Résumé officiel ou personnel

    "J'avais une furieuse envie d'acheter du tabac. Après deux ans sans fumer une seule clope... Le pire, c'est que je m'en foutais copieusement. En fait, j'étais vraiment ravi d'avoir été invité par ce festival. Plus de vingt ans que je n'étais pas venu. Mes premiers pas d'adulte dans ce pays. J'étais fasciné et heureux. Un vrai crétin. Et je me demandais bien d'où venaient cette étrange colère puis cette douce mélancolie qui m'étaient tombées dessus sans crier gare en moins de 24 heures". 

    La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens. Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chant des rires de vacances, la chaleur lumineuse d'une famille oubliée - peut-être abandonnée. Quel est le mystère des Muchat ? Pourquoi Simon se sent-il de nulle part ? Et pourquoi, sans rien comprendre de cette langue étrangère, vibre-t-il à ses accents ?

    Mon avis

    Portugal, c'est ce (déjà !) monument de la BD, signé par Pedrosa, abondamment encensé par la critique et récompensé du Fauve d'Angoulême et du prix de la BD Fnac en 2012. Ma première rencontre avec Pedrosa date de ses sympathiques planches d'"Auto bio"dans Fluide Glacial, puis ce fut le coup de cœur avec l'excellent Trois Ombres que je compte prochainement relire puisqu'il va rejoindre sous peu mes étagères. Pedrosa avait alors montré qu'il était capable de signer des œuvres complexes et profondes, teintées de nostalgie et de mélancolie.


    C'est donc dans la digne lignée de Trois Ombre que s'impose Portugal, ce récit largement inspiré de la propre histoire de l'auteur, où il est question de parcours initiatique, d'introspection, de souvenirs de famille et de quête d'identité. Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va... C'est un peu par hasard que Simon Muchat, qui peine à retrouver l'envie d'écrire et de dessiner, est invité dans un petit festival au Portugal. Sur place, c'est le choc : les odeurs, les couleurs, le goût du vent et la musicalité des dialogues font remonter en lui des souvenirs depuis longtemps enfouis. Le besoin de connaître sa propre histoire le pousse à s'intéresser à celle de ces ancêtres. Petit à petit, Simon marche dans les traces effacées de ses aïeux et recolle les morceaux d'une histoire familiale à la fois anodine et extraordinaire, comme il en existe tant d'autres.


    [...]


    La suite de l'article sur mon blog : Livr0ns-n0us (n°19 dans le challenge ABC 2012)


    Ma notation



    Magistral !

    mardi 30 octobre 2012

    Ma vie d'autiste de Temple Grandin (Frankie)

     Auteur : Temple Grandin

    nb de pages : 198

    Série : non

    Catégorie : Témoignage, Autobiographie, Psychologie





    Résumé personnel

    Temple Grandin, née en 1947, a eu très tôt un comportement différent des autres enfants. Diagnostiquée autiste à une époque où ce handicap est encore mal connu, elle va arriver à le surmonter, grâce notamment à l'amour de sa mère et à la patience d'un professeur. Ayant remarqué que les "machines à serrer" employées sur les animaux de bétail leur procuraient un certain calme, elle a eu l'idée de l'essayer sur elle puis sur les animaux d'abattage. Grâce à son courage et sa ténacité, elle est devenu spécialiste internationale de produits agro-alimentaires.

    Mon avis

    C'est en voyant un reportage sur cette femme admirable que j'ai eu envie de lire son autobiographie sortie en 1986. Dans ce livre, Temple Grandin nous raconte son enfance ponctuée de colères, de renfermement sur soi, de besoin d'affection sans pouvoir l'exprimer, et l'incompréhension des autres face à ses réactions. C'est en fin d'adolescence qu'elle découvre que les machines à serrer servant à marquer les bêtes leur procurent un effet calmant et elle a l'idée de les utiliser sur elle. Elle fera de son expérience un atout et se tournera vers les métiers de l'agro-alimentaire pour en devenir une spécialiste de renommée internationale.

    Mais, le livre n'est pas seulement une autobiographie de l'auteur. Il comporte également une approche scientifique de l'autisme (en préface et dans le récit), nous expliquant ses mécanismes, les façons de se comporter avec un enfant autiste, la façon de le soigner. De prime abord, cela semble moins intéressant mais j'ai finalement beaucoup aimé que Temple Grandin nous en parle de cette façon-là car cela nous permet de bien comprendre ce handicap de l'intérieur. En annexe, on trouve des grilles d'évaluation de l'autisme de Temple.

    Temple Grandin est donc une personne qui m'a beaucoup touchée, dont j'ai admiré le courage et l'envie de dépasser son handicap. J'ai également beaucoup aimé sa mère, très à l'écoute de sa fille et un soutien (presque) sans faille.

    En conclusion, une histoire vraiment intéressante sur une femme admirable. Et si vous voulez découvrir Temple Grandin et la façon dont elle est devenue une spécialiste renommée, lisez ce livre.


    Lien vers l'article sur mon blog -  N° 21 dans le challenge ABC 2012

    Ma notation

    dimanche 22 avril 2012

    Le Sabotage amoureux d'Amélie Nothomb



    Auteur : Amélie Nothomb

    nb de pages : 124

    Série : one-shot

    Catégorie : contemporains




    Résumé officiel

    Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ?

    Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cœur de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d'un cheval qui est un vélo...

    Mon avis

    Un imaginaire très riche dans un monde si brute. Et je dirai que les enfants sont peut-être plus violents que leurs parents. Ils sont un tampon de la société et de ce que pensent leurs parents. Quoi de mieux qu'un ghetto chinois sous la dictature pour faire une reconstitution de la second guerre mondiale avec des enfants ? Les conditions d'insalubrité de leurs jeux sont les mêmes que durant la guerre, mais pour eux c’est un jeu. Le décalage est très prenant.
    Hormis cela, je n'ai pas du tout été étonnée ni par la narration, ni par l'histoire, ni par le cynisme d'Amélie Nothomb. On pourrait croire qu'en écrivant autant, elle essaierait de travailler ses intrigues, mais chaque fois que j'ouvre un de ses livres, c’est toujours la même recette. Il n'y a que Mercure qui m'ait un peu étonnée. Nous retrouvons à nouveau une héroïne cynique, qui aime commander les autres et qui rencontre des gens dans une situation toujours délicate. J'ai donc lu ce livre avec désintéressement et déception. Elle nous ressert toujours la même sauce de nos jours avec ses nouveaux romans.

    En bref, quelqu'un qui ne connaît pas Amélie Nothomb pourra être surpris par son parti pris et par l'imaginaire développé. Quelqu'un qui a l'habitude de lire cette auteure ne découvrira qu'une bande d'enfants bien cruels que leurs parents. Aucun autre apport.

    N°10 dans le challenge ABC 2012

    Ma notation


    C = Correct ou Clapotant