samedi 9 mars 2013

La prime, Stephanie Plum tome 1 de Janet Evanovich (Frankie)

Auteur : Janet Evanovich

nb de pages : 336

Série : oui, tome 1

Catégorie : Policier, humour

 





Résumé personnel

Stephanie Plum, 30 ans, vient de perdre son emploi dans la vente de lingerie. Sans ressources, vendant son mobilier pour survivre, elle décide de convaincre son cousin Vinnie, qui tient une agence de cautionnement (et de rattrapage de fugitifs n'ayant pas payé leur caution) de lui donner une chance. Sa première mission consiste à ramener Joe Morelli, flic un peu bad boy accusé de meurtre et que Stephanie connaît très bien depuis l'enfance...


Mon avis

Voilà une lecture agréable avec une héroïne sympa, maladroite et qui se fourre dans des situations pas possibles ! :) Malgré l'aspect chick-lit humoristique, il s'agit quand même d'une intrigue policière avec des meurtres, des agressions et des vilains qui en veulent à notre héroïne. Je vous accorde que cette intrigue n'est pas des plus originales mais elle donne une base au livre et à l'histoire de Stephanie et est suffisamment prenante pour qu'on la suive avec intérêt.

Les personnages sont sympas, j'ai beaucoup aimé les joutes verbales entre Stephanie et Joe Morelli, l'homme qu'elle est censée arrêter.

Le style de l'auteur est agréable à lire, il  y a beaucoup d'humour et c'est très compréhensible en VO. Je dirais que même si c'est super sympa à lire, il m'a quand même manqué un petit quelque chose pour que je sois vraiment emballée.

En conclusion, une histoire sympathique et sans prétention, une héroïne amusante que j'ai envie de retrouver ainsi que Joe Morelli le bad boy.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 4 dans le challenge ABC 2013


Ma notation


entre






et






Défendre Jacob, de William Landay (Stellabloggeuse)






Auteur : William Landay
 
445 p.

Série :
tome unique
 

Catégorie : polar

 







Résumé

Depuis une vingtaine d’année, Andy Barber est le procureur adjoint du Massachussetts, un homme écouté et respecté, aux intuitions fiables. Il mène une vie de famille paisible avec sa femme, la douce Laurie, et son fils, l’énigmatique Jacob. Mais sa vie bascule lorsqu’un adolescent de 14 ans est assassiné dans leur petite ville. Andy commence à mener l’enquête aux côtés de la police…jusqu’à ce que les soupçons se portent sur Jacob. Commence alors une longue descente aux enfers durant laquelle Andy ne cessera pas une seconde de soutenir son fils, contre toutes les preuves…
 
Mon avis
 
Une bonne claque, ce roman ! L'auteur nous présente une enquête, non du point de vue de l'accusé, mais de celui de son père, qui connaît très bien le système judiciaire et qui nous en dévoile les arcanes. Il y a là de quoi faire réfléchir sur le fonctionnement de la justice américaine (et en général). L'histoire nous est contée par un père très touchant, la construction est intéressante, le mystère perdure tout au long du roman et les doutes sont de plus en plus nombreux. Tout cela rend ce livre très prenant ! 

J'ai aimé : l'intrigue bien menée - le personnage d'Andy - la plongée dans le système judiciaire

J'ai regretté : la psychologie de Jacob aurait pu être plus développée

Pour un avis plus détaillé sur mon blog c'est par ici -  N° 11 dans le challenge ABC 2013 (lettre L, premier changement par rapport à la liste de départ)

 
Ma notation








Bon tout simplement

vendredi 8 mars 2013

Anna Karénine, Tolstoï



Auteur : Tolstoï

nb de pages : 1021 pages

Série : Non.

Catégorie : Classique

Résumé personnel: Je passerai très vite sur le résumé de l'oeuvre parce que je pense que tout le monde le connaît. Le paysage de la société russe du XIXème siècle nous est offert à travers l'histoire d'Anna - qui justement va à l'encontre des conventions, en quête d'absolu, de vérité. Elle se perd dans cette recherche en allant chercher l'absolu de l'amour dans les bras d'un jeune amant, Vronski, pour qui elle quitte son très respecté mari et déclenche la chute que le non respect des conventions et le fait de choquer la société provoque. Parallèlement, on suit Lévine (dont Tolstoï dira qu'il s'agit en fait de lui même), jeune homme qui finalement ressemble à Anna sur plusieurs points, notamment sa haine du mensonge de la société. Son amour de la campagne pure opposée à la ville sale, ses réflexions philosophiques et idéologiques et la difficulté qu'il éprouve à accéder à une vie de famille telle qu'il la rêve rythme la moitié du roman.


Mon avis

J'y ai éprouvé des émotions incomparables que je n'avais pas ressenties depuis un bout de temps.

On suit donc parallèlement ces deux personnages, Anna et Lévine, évoluant dans la même société, liés par d'autres personnages du roman sans jamais se rencontrer avant la fin. J'ai longtemps été troublée pendant ma lecture pour la simple et bonne raison que pendant plus de la moitié du roman, j'ai trouvé Anna effacée, dénuée du panache ou du lyrisme que j'ai pu trouver chez d'autres héroïnes, dotée d'un amant que je trouvais particulièrement fade et qui, selon moi, ne la méritai pas une seule seconde. A côté de ça il y avait Lévine, selon moi beaucoup plus mis en valeur dans le respect de ses propres principes, dans la rigueur de ses idées ou en tout cas de ses agissements face à la société et son isolement symbolique. Lévine pour moi a été le héros de l'oeuvre que je lisais pendant très longtemps. Et puis un peu plus loin que la moitié, j'ai commencé à percevoir ce que la narration ne disait pas forcément, en prenant du recul. Je me suis prise à aimer Anna comme une amie très chère - sans déprécier Lévine pour autant.
Mes amours ou désamours pour les personnages mis à part, ce qui pour moi est le plus important à souligner dans l'ouvrage, c'est cette capacité frappante de Tolstoï à saisir de manière terriblement juste les émotions, sensations, réactions humaines. Pas seulement celles qu'on est habitués à voir en littérature (l'amour, la jalousie - qui par ailleurs sont superbement écrites aussi) mais aussi des petites réactions bénignes qu'on a l'impression d'être seul à avoir. On se reconnaît dans les mots de Tolstoï, dans ce roman qui, paradoxalement, est tout à fait intemporel pour moi parce qu'il a quelque chose de très moderne (place de la femme mise à part, bien entendu). Je ne parle pas d'identification à un personnage - parce que pour moi ce ne fut pas spécialement le cas - mais de reconnaissance dans le côté profondément humain que Tolstoï donne à chacun de ses personnages. Aucun d'entre eux n'est un "type", ni un "archétype". Ce sont des personnesqui réagissent tout à fait à leur manière, très justement.
La première phrase du roman me paraît bien annonciatrice de ce qui arrive au lecteur pendant la lecture d'Anna Karénine. Tolstoï ouvre son roman par un magistral: "Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l'est à sa façon." En lisant Anna Karénine, on entre tout à fait dans une famille, au sens très large que cela peut avoir, et avec toutes les implications que ça entraîne: les émotions - le rire OU les larmes, l'attente, l'inquiétude, l'espérance...
Le côté émotionnel mis à part, la plume de Tolstoï, finalement simple - dans le sens où elle est très fluide - est très agréable à lire. Je n'aurais jamais vu et ne verrai sans doute jamais une scène d'accouchement aussi bien écrite, ni une scène de déclaration d'amour aussi charmante sans être totalement niaise pour autant. Je pourrais encore énumérer de nombreux passage qui m'ont littéralement soufflée - mais je vous laisse le bonheur de les découvrir vous même.
Certains longs chapitres sur l'idéologie de Lévine et ses travaux à la campagne m'ont parfois un peu lassée - comme pas mal de gens, il me semble. Et puis, si la fin m'a donné Anna en héroïne sublime, j'ai du longtemps l'attendre au début du roman et ça me décevait franchement.
Je crois que le fait que je trouve Vronski et Kitty assez fade n'aide pas non plus la chose.
Ces rares points négatifs mis à part, le roman reste une splendide découverte qui m'a apporté beaucoup de réflexions et d'émotions, qui a déclenché des questionnements et puis, plus primitivement, qui m'a fait entrer dans la littérature russe!
Je le conseille donc vivement. 


Lien vers l'article sur Memories from the missing room -  N° 1 dans le challenge ABC 2013



Ma notation



A = Admirable et absolument immanquable.



Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne (Walpurgis)

Auteur : Alexandre Soljenitsyne

nb de pages : 701 pages

Série : Non

Catégorie : Contemporain

Résumé  personnel

Le lecteur suit la destinée des malades et du personnel hospitalier du pavillon des cancéreux dans la dure réalité soviétique.

Mon avis


 Un roman où l'on suit le destin croisé des malades et du personnel d'un service de cancérologie au fin fond d'une province orientale de l'Union Soviétique. 
Absurdité du système, expérimentations médicales et autres horreurs se succèdent. Les personnages représentent différentes facettes de l'Union soviétique que ce soit le cadre du Parti ou l'ancien prisonnier du goulag, chacun a sa propre vision du pays. L'auteur fait une véritable critique du système stalinien et l'histoire qui prend place deux ans après sa mort montre de timides changements à venir. Après l'horreur peut venir l'espoir...
J'ai beaucoup aimé m'immerger dans ce monde oppressant. J'ai appris énormément sur l'histoire de l'Union soviétique et m'a donné envie de mieux connaître l'histoire de ce pays.



Lien vers l'article sur Tenseki -  N° 9 dans le challenge ABC 2013

 

 Ma notation




Une immersion incroyable dans le système hospitalier soviétique mais certains moments sont assez difficiles.




mercredi 6 mars 2013

La septième vague (Belykhalil)


Auteur : Daniel Glattauer

nb de pages : 288

Catégorie : Contemporaine

Résumé personnel

Neuf mois se sont écoulés depuis qu'Emmi a "raté" son rendez-vous avec Leo. Neuf mois durant lesquels elle a continué à lui écrire. En vain. N'ayant désormais pour interlocuteur que le "manager du système" comme elle se plaît à le dire elle-même. L'espoir rejaillit quand un de ces mails ne reçoit pas la réponse automatique coutumière. Leo est enfin revenu de Boston !
Voilà nos deux amants cyberconnectés face au dilemme qui les a déjà séparés neuf mois plus tôt : doivent-ils continuer cette relation épistolaire qui les détruit peu à peu en les éloignant de la réalité ou doivent-ils se rencontrer, quitte à briser le mythe et détruire tout ce qu'ils ont construit jusque-là ?

Mon avis

Ayant adoré la première partie de cette histoire : Quand souffle le vent du Nord, j'étais à la fois impatiente de retrouver Leo et Emmi et craintive à l'idée d'être déçue par cette suite.
Cela n'a pas été le cas... (la suite sur mon blog)
Lien vers l'article sur mon blog -  N° 4/26 dans le challenge ABC 2013

Ma notation

B = Bon tout simplement



mardi 5 mars 2013

L'ami retrouvé de Fred Uhlman (Véro)



Auteur :   Fred Uhlman

Nb de pages : 122

Catégorie :    Historique ; drame

Résumé officiel ou personnel : âgé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié, tel que le lui fait concevoir l'exaltation romantique qui est souvent le propre de l'adolescence.
C'est en 1932 qu'a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par la venue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s'efforcera de rayer de sa vie et d'oublier l'enfer de son passé. Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.


Mon avis :  un livre, qui sur le coup, m'a plu et pourtant, quelques semaines après, je ne me souviens plus du dénouement...

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 2 dans le challenge ABC 2013


Ma notation

C = un petit livre qui se lit rapidement



Stefan Zweig : L'ami blessé, Dominique Bona (Livr0ns-n0us)


Auteur : Dominique Bona
 
Nb de pages : 460

Série : /

Catégorie : Autobiographie, Drame












Résumé officiel


Comment un écrivain aussi secret et discret a-t-il été capable d'allumer un feu chez ses créatures romanesques et de le faire partager à ses lecteurs ? Ce sont les origines de ce feu que j'ai cherché à découvrir à travers les péripéties et les tumultes de sa vie. Homme de passion, sous son élégance Mitteleuropa, c'est un écrivain qui se livre difficilement. Il faut partir à sa recherche, décrypter ses amours et ses amitiés. Ce parfait homme de lettres en apparence est un artiste qu'attire la foudre - les folies d'Amok ou les tabous de la vie des femmes, que celles-ci osent à peine s'avouer à elles-mêmes, leurs voluptés secrètes. Cet écrivain raffiné, choyé par les élites, aurait pu demeurer l'archétype d'une civilisation disparue. Son prodige est d'avoir réussi à conquérir aujourd'hui un aussi vaste public. Zweig rayonne. Il continue de séduire. On aime son style, rapide et sûr. Sa compassion, sans égal. Sa sensibilité d'écorché vif. Peut-être aussi les lueurs sombres, les fumées délétères de son œuvre qui correspondent si bien à nos angoisses, à nos tourments contemporains. Zweig était lui-même biographe. C'était pour moi une dette d'écrire à mon tour sa biographie : tenter de rendre vivant cet homme de passion à travers une biographie passionnée.

Mon avis

Stefan Zweig est sans conteste l’un de mes auteurs préférés, et sans doute celui qui me fascine le plus. Outre ses romans et nouvelles, je n’avais lu jusque là ni ses mémoires, ni aucune biographie lui étant consacrée si l’on excepte celle très romancée de Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig, un gros coup de cœur de l’année 2010. Cette œuvre mêlant fiction et faits réels ne s’intéressait néanmoins qu’à la fin de la vie de l’auteur, et j’avais hâte d’en découvrir plus sur son existence et son époque. Voilà donc pourquoi Stefan Zweig : L’ami blessé de Dominique Bona est venu rejoindre mes étagères, et le challenge ABC 2013 organisé par Nanet offre une bonne raison de l’y en sortir.

Cette biographie se révèle très classique dans sa forme, puisque Dominique Bona a choisi un traitement chronologique et un découpage en grandes parties qui donnent le ton de chaque âge de la vie de Zweig. A l’intérieur de ces grandes parties, le découpage en chapitres plutôt court rend la lecture rapide et agréable. L’ouvrage est complété en son centre par un corpus de photographies en noir et blanc, plutôt succinct (mais quand il s’agit de Zweig je n’ai aucun sens de la mesure !) et qui éclaire pourtant de façon admirable les moments marquants de son existence en se focalisant sur ses nombreuses amitiés (Jules Romains, Philip Roth, Rainer Maria Rilke…).

[...]

Profondément nostalgique et mélancolique, artiste écorché-vif, affecté toute sa vie par un sens des convenances tout autrichien qui l’empêchera de donner libre cours à ses émotions tant en public qu’avec sa femme, Stefan Zweig est aussi un homme de passions et d’aventures (notamment sexuelles) qui n’a d’égal à son succès que sa modestie. L’ouvrage de Dominique Bona permet de mieux saisir ce « mystère Zweig » qui garde pourtant toute sa profondeur, et n’en finit pas de me passionner.

[...]

L'article complet sur mon blog : Livr0ns-n0us (n°4 dans le challenge ABC 2013)

Ma notation

Une autobiographie classique mais très éclairante sur un homme complexe et fascinant.