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jeudi 26 décembre 2013

La dernière conquête du Major Pettigrew d'Helen Simonson (Frankie)

Auteur :  Helen Simonson

nb de pages : 492

Série : non

Catégorie : Contemporain

 





Résumé officiel ou personnel

À la mort de son frère Bertie, le Major Pettigrew, 68 ans et veuf depuis 6 ans, se retrouve un peu désemparé. Son fils, Roger, arriviste et vivant à Londres, n'est pas d'un grand soutien, surtout lorsque le Major veut récupérer un fusil de son frère pour aller de pair avec celui qu'il reçut en héritage à la mort de son père. Dans le petit village de Edgecombe St Mary, où les activités consistent à prendre le thé, lire et être membre du club de golf, Ernest Pettigrew va retrouver goût à la vie grâce à la présence de Mrs Ali, une veuve d'origine pakistanaise qui tient l'épicerie locale. Cette amitié n'est pas du goût de tout le monde...
 
Mon avis

J'ai mis du temps à vraiment entrer dans ce livre, un bon tiers, mais finalement je me suis laissée prendre au charme désuet (s'il n'y avait pas eu des téléphones portables, je me serais demandée à quelle époque il se passait ! :)) de cette jolie histoire qui a fini par me conquérir totalement. Et "charme" est vraiment le mot qui caractérise ce roman. En lisant ce livre, on se sent transporté dans ce village, comme si on vivait en direct le rituel du "Five O'clock Tea" avec des scones, tout en lisant un bon livre au coin du feu. :) J'ai mis du temps à le lire (9 jours) mais je suis ravie d'avoir pu ainsi le déguster, comme un bonbon anglais. :)

Outre son côté très anglais, ce roman parle aussi de sujets aussi divers que la tradition face à la modernité (que ce soit pour garder l'authenticité du petit village face à l'avidité de certains ou allier traditions religieuses et modernités sociales au sein de la famille de Mrs Ali, notamment concernant son neveu) ou la difficile cohabitation entre les diverses communautés, ici anglaise et pakistanaise, où tu es accepté à condition que tu restes à ta place... Je ne vais pas m'étendre sur ces sujets, le mieux est de lire le livre.

L'aspect romantique n'est pas en reste non plus, mais c'est une histoire toute en délicatesse, qui prend son temps pour émerger. J'ai beaucoup aimé la façon, que j'ai trouvé tout à fait sensuelle d'ailleurs, dont l'auteur aborde ce sujet sur des personnages au crépuscule de leurs vies (pour Pettigrew s'entend, Mrs Ali n'a "que" 58 ans, c'est une jeunette ! :D), sur leurs désirs, leurs interrogations sur le fait de retomber amoureux et éventuellement recommencer sa vie, après avoir vécu toute une vie avec un époux ou une épouse. J'ai trouvé que c'était très joli, très bien amené et je n'avais qu'une envie c'est que Ernest et Jasmina (de leurs petits noms) tombent dans les bras l'un de l'autre ! ^^

J'ai été totalement conquise par Ernest Pettigrew ! Physiquement, je n'ai aucune idée (ou alors j'ai zappé) de ce à quoi il ressemble, à part qu'il a une moustache mais j'imagine que c'est un anglais bon teint, un peu replet mais bien conservé pour ses 68 ans. :) Mais j'ai adoré son esprit, son humour en beaucoup de circonstances et j'avoue m'être esclaffée comme une idiote devant certaines de ses réparties. J'ai aimé également sa façon de se démarquer (à son corps défendant parfois) de ses congénères tout en restant très traditionnel dans certaines circonstances Et j'ai beaucoup aimé également ses émois face à Mrs Ali.

En revanche, je n'ai pas aimé du tout son fils Robert, un petit con arriviste. Bon, son père ne le ménage pas et le rembarre souvent (avec ironie d'ailleurs) mais j'ai eu envie de baffer Robert à maintes reprises.

Mrs Ali, elle, m'a beaucoup touchée. Élevée en Angleterre de façon libérale par ses parents, elle doit subir une belle-famille traditionaliste tout en revendiquant le droit de vivre comme elle l'entend. Et le fait qu'une partie de la communauté anglaise ne la considère que comme l'épicière pakistanaise du coin ajoute un poids à sa vie, même si j'ai l'impression qu'avant de fréquenter le Major, ça ne la touchait pas. En tout cas, c'est un personnage magnifique qui complète à merveille le Major Pettigrew.

Les autres personnages sont plus ou moins stéréotypés entre le Lord chasseur et assez hautain, les commères du village, l'américain qui ne peut être qu'un homme mal dégrossi et plein aux as mais ils s'intègrent très bien dans toute l'histoire.

Le style de l'auteur m'a beaucoup plu. J'ai eu un peu de mal à m'y faire car en VO c'est un peu plus ardu que de lire un Urban Fantasy américain :) mais une fois dedans, ça a été un vrai plaisir. J'ai aimé ses tournures de phrase, sa façon de décrire la vie dans ce petit village ou celle d'amener l'éventuelle romance entre les deux personnages principaux par petites touches.

En conclusion, une histoire qui a su me séduire complètement au fil de ses pages et dont j'ai quitté à regret ses personnages principaux. D'ailleurs, quelques jours après avoir fini ce roman, j'ai encore la nostalgie d'Edgecombe St Mary et les dimanches lecture que passent Ernest et Jasmina autour d'une bonne tasse de thé. Et si vous voulez savoir si le Major Pettigrew et Mrs Ali s'autoriseront un peu de bonheur et pourquoi j'ai parlé de fusil dans mon résumé :) lisez-le !

 Lien vers l'article sur mon blog -  N° 25 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


mardi 3 décembre 2013

Black-out, Blitz, tome 1 de Connie Willis (Frankie)

Auteur : Connie Willis

nb de pages : 643

Série : oui

Catégorie : Science-fiction/guerre

 





Résumé  personnel

Michael Davies, Merope Ward (nom de guerre Eileen O'Reilly) et Polly Churchill, historiens de 2060, sont envoyés en 1940, en Angleterre, chacun sur une courte mission, afin d'observer les réactions de leur congénères face au Blitz. Mais bientôt les voici incapables de rentrer à leur époque... 

Mon avis

Je l'ai déjà dit et redit, j'adore les livres (et films) sur les voyages dans le temps. C'est pour cela que Sans parler du chien m'avait autant plu et que Black-out me faisait saliver d'avance. S'il est bien question de voyage dans le temps au début, c'est surtout en 1940 que ce passe l'intrigue. Et ça m'a de prime abord un peu déçue. Je ne suis pas passionnée par les romans se passant à cette époque et j'avais peur de m'ennuyer. Mais tout le talent de l'auteur (et de la traduction) est d'arriver à nous intéresser aux pérégrinations de nos trois protagonistes dans ce pays connaissant des bombardements incessants. Car ce livre est un vrai page-turner ! Alternant les histoire de Michael, Polly et Eileen, Connie Willis nous laisse le plus souvent sur de mini-cliffhangers qui nous donnent bien évidemment envie de continuer avidement ! J'ai lu le livre en six jours mais j'ai eu l'impression que le temps était beaucoup plus court ! :) Et la fin donne évidemment très envie de lire le tome 2 !

Je parle de talent car il faut bien le reconnaître l'intrigue tient dans un mouchoir de poche. Il ne se passe pas énormément de choses, c'est même un peu toujours les mêmes scènes qui reviennent, notamment concernant Polly. Polly veut rentrer à la maison (non, ce n'est pas E.T ;)), Polly cherche à échapper aux bombes, Polly cherche du travail. Je schématise un peu mais c'est un peu ça aussi. Idem pour Eileen coincée (longuement) dans un manoir pour cause de varicelle. Seule peut-être l'intrigue de Michael est un peu plus diversifiée, et encore.

Ce que j'ai regretté aussi, et je l'ai déjà dit (radoterai-je ?) c'est (petit spoiler) qu'on n'aille plus en 2060 une fois l'histoire lancée. J'aurais bien aimé avoir un aperçu des problèmes rencontrés par les historiens de cette époque. Mais d'un autre côté, on se sent lâchés, exactement comme nos trois héros ! :) Ce qui est sans doute judicieux de la part de l'auteur même si terriblement frustrant ! Damn it, Connie !

J'ai dit que la seconde guerre mondiale ne me passionnait pas forcément mais force est de reconnaître que c'est quand même très intéressant de découvrir Londres sous le Blitz. La vie qui continue malgré tout, malgré les bombes, malgré la peur au ventre. Si j'ai aimé le livre, c'est parce que l'auteur arrive bien à retranscrire cette époque et nous fait partager par petites touches la vie des gens de toutes sortes.

Concernant les trois personnages, je n'ai pas de préférence particulière. Polly et Eileen sont deux jeunes femmes courageuses, pas du tout préparées en fait à ce qu'il leur arrive et qui arrivent à faire face aux difficultés avec beaucoup de sang-froid. Quant à Michael, c'est pareil. Sans trop en dévoiler, ce qui devait être une mission de routine (Oxford évite de mettre ses historiens en danger et normalement il ne doit rien leur arriver de fâcheux), se révèle plein de danger pour le jeune homme. J'ai d'ailleurs eu de la peine pour ces trois personnages, complètement largués en pleine guerre et sans pouvoir rentrer chez eux. Je me suis mise à leur place et franchement, j'aurais super flippé ! :D

De nombreux personnages secondaires gravitent autour de nos trois personnages. Un comédien du théâtre shakespearien (qui m'a fait fortement penser à Laurence Olivier), une logeuse revêche, des petites vendeuses qui se pâment pour les beaux militaires ou encore Binnie et Alf, des chenapans frère et soeur,  qui amènent un peu de légèreté et d'humour dans une histoire finalement assez sombre.

Le style de l'auteur est super agréable à lire. C'est lui qui nous tient en haleine tout au long de l'histoire et qui arrive à nous passionner par petites touches pour la vie de tous ces gens. L'humour est sous-jacent et c'est souvent bienvenu.

En conclusion, une belle histoire que j'ai beaucoup aimée, malgré un "scénario" un peu mince mais dont les personnages arrivent à nous toucher et à nous donner envie de lire la suite. Et si vous voulez savoir si Polly, Eileeen et Michael arriveront à se rejoindre au coeur de la tourmente, lisez-le !

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 24 dans le challenge ABC 2013

Ma notation






vendredi 15 novembre 2013

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle de Jonas Jonasson (Frankie)

Auteur : Jonas Jonasson

nb de pages : 506

Série : non

Catégorie : Aventure/humour

 





Résumé personnel

Saviez-vous que ce ne fut pas Oppenheimer qui découvrit la bombe atomique mais Allan Karlsson, un obscur artificier suédois ? Que ce fut lui encore qui porta Mao et Franco au pouvoir et fraya avec les grands de ce monde tout au long du XXe siècle. C'est pourquoi ne supportant pas plus longtemps sa maison de retraite et les règles de soeur Alice, il s'enfuit le jour de ses 100 ans pour s'embarquer dans une aventure complètement folle qui va lui faire rencontrer des gens tout aussi tordus que lui et lui faire retrouver le goût de vivre...

Mon avis

Avec son titre à rallonge et sa couverture assez spéciale, le livre annonce de suite la couleur, on se doute bien que ce ne sera pas une histoire ordinaire que va nous raconter Jonas Jonasson. Et effectivement, c'est vraiment un roman complètement décalé qu'il a écrit. Le roman mêle le présent, à partir du moment où Karl se sauve de la maison de retraite, et le passé qui revisite les 100 ans de la vie du vieux monsieur. Je dois dire que je ne savais pas vraiment que ce pan de la vie de Karl serait évoqué (j'ai lu la 4e de couverture en diagonale) et ce fut une excellente surprise.

Je n'ai d'ailleurs aucune préférence sur ces deux parties de l'histoire. J'ai adoré que la grande Histoire soit revisitée de cette façon avec Karl présent dans tous les événements majeurs qui ont jonché le XX siècle et je dois dire que j'ai gloussé plus d'une fois en lisant les frasques de Karl Karlsson, l'artificier. C'est difficile de parler de ce livre car tout est tellement rocambolesque et savoureux qu'il vaut mieux le lire que se l'entendre raconter. Mais la façon dont Karl intervient à chaque fois est vraiment extra !

Quant au présent, c'est tout autant déjanté ! Karl et ses amis se mettent dans des situations complètement folles, s'en sortent à chaque fois et l'on assiste à toutes leurs aventures avec un énorme plaisir. Là aussi, je ne veux pas en dire trop car tout est tellement énorme et décalé que vous ne me croiriez même pas ! :D

J'ai adoré Karl Karlsson, qu'il soit jeune ou vieux. C'est un personnage vraiment hors du commun par sa façon d'arriver à se sortir de toutes les situations dans lesquelles il se fourre. Ce que j'ai aimé, c'est qu'il est malin mais ce n'est pas un méchant gars, et que ce soit consciemment ou non, il sait tirer partie de ses mésaventures. En tout cas, pour 100 ans, le gars est vraiment en forme ! :)

Ses compagnons de voyage, que ce soit Julius, Benny ou encore Gunilla, sont tout aussi truculents. Comme Karl, ils arrivent à se dépêtrer de toutes leurs mésaventures avec bonhomie.

Le style de l'auteur est vraiment savoureux. Par certains côtés, son ton décalé et humoristique m'a rappelé Paasilinna dont j'avais lu Le lièvre de Vatanen il y a quelque mois. On ne peut nier qu'il y a un côté "conte de fées" à ce qu'il fait vivre à ses héros mais c'est tellement naturel et sympathique que ça passe tout seul.

En conclusion, j'aimerais savoir vous parler mieux de ce roman qui a été un vrai prozac pour moi et qui est à lire dès que le moral est un peu en berne. Il vous fera passer de super moments de franche rigolade et vous attacherez à des personnages peu conventionnels. Et si vous voulez savoir où va mener la cavale de Karl, comment il a influencé l'Histoire pendant des décennies et surtout pourquoi il y a un éléphant en peluche sur la couverture du roman (très important ! ^^), lisez-le ! Quant à moi, j'ai hâte de lire son nouvel ouvrage de l'auteur, L'analphabète qui savait compter, qui vient de sortir !


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 23 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


jeudi 14 novembre 2013

Que la meilleure gagne (Fair Game) d'Elizabeth Young (Frankie)

Auteur : Elizabeth Young

nb de pages : 418

Série : non

Catégorie : Chick-lit

 





Résumé  personnel 

Étant un soutien sans faille pour ses amis alentours, Sandy, mère célibataire, Jacko, un jeune homme un peu volage qui se remet d'un accident ou encore Helen femme divorcée et débordée, Harriet n'a pas beaucoup de temps à consacrer à la recherche du prince charmant. Mais quand celui-ci se présente sous les traits du beau John Mackenzie, la jeune femme semble près de succomber à son charme. Le seul inconvénient est qu'il semble déjà le chevalier servant de Nina, une ancienne ennemie d'école qui lui en fit voir de toutes les couleurs à l'époque... 


Mon avis

Quand je lis de la chick-lit, c'est pour me détendre, rigoler et fondre devant une jolie histoire d'amour romantique. Rien de tout cela ici. D'abord, j'ai trouvé le livre looong à lire ! Et s'il n'avait pas été dans la liste de mon challenge ABC, je pense que j'aurais abandonné. Du coup, j'ai fait une pause pour lire autre chose avant de m'y remettre. Et pourtant, il ne faisait que 400 pages, une broutille quand un livre plaît...

Ensuite, l'intrigue est lente. Elle est presque plus centrée sur les personnages secondaires et leur histoire avec Harriet que sur Harriet elle-même, ce n'est qui n'est pas mal en soi (on ne peut pas reprocher à l'auteur de faire dans le conte de fée quand on parle de mère célibataire ou de mère divorcée) mais finalement ça phagocyte l'intrigue principale et on a presque l'impression que l'histoire d'amour arrive comme un cheveu sur la soupe.

Et concernant la romance justement, je dois dire qu'elle ne m'a pas franchement donné de papillons dans le ventre. Ça manque singulièrement de peps. Une grande partie de cette histoire est d'ailleurs assez bizarre, ils se tournent autour sans qu'on ressente de réelle attraction (à part le fait qu'Harriet dit, elle, que John l'attire) et puis tout à coup, on dirait que l'auteur s'est dit "bon, il faudrait ptêt que ces deux finissent ensemble" et pouf, on se retrouve dans un chick-lit classique (vous connaissez le schéma : On se plaît, on sort ensemble, un malentendu/ un événement extérieur ou que sais-je encore nous fait nous séparer, le malentendu est réparé, on se retrouve et hop happy ending, c'est l'amour forever !) mais on est déjà au deux tiers du livre et on a eu le temps de se barber.

Il y a quand même un truc qui m'a fait tiquer c'est que parmi les amies d'Harriet, l'une s'est retrouvée enceinte après une nuit avec un type et l'autre se croit enceinte après une nuit avec un type... Mais on ne fait pas la prévention contre les MST et le SIDA en Angleterre ??? Parce que tomber enceinte, c'est presque un moindre mal, je dirais, quand on ne se protège pas ! Et là, en plus, il ne s'agit pas d'ados mais d'adultes ayant un minimum de jugeote ! Bref, je ne vais pas faire une thèse là-dessus mais ça m'a énervée ! :)

Harriet, c'est avant tout la bonne copine. Celle qui s'occupe de tout le monde avant de s'occuper d'elle. Qui recueille les copains dans la détresse, le chat de la tante morte et le beau mec qui a la crève. Ce n'est pas une fille désagréable, non, elle est même assez sympathique mais même si elle fait 2-3 fantaisies, il lui manque une petite étincelle pour qu'elle soit totalement attachante.

Quant à John Mackenzie, pas grand chose à dire sur lui, c'est le beau mâle attentionné dans toute sa splendeur, qu'on pense goujat mais qui ne l'est pas, bien sûr ! À vrai dire, je ne l'ai pas trouvé très consistant.

Quant à la Némésis d'Harriet, Nina, on ne la voit pratiquement pas (mais on en parle beaucoup).

J'ai bien aimé Sandy et Jacko, les deux amis coloc d'Harriet. J'ai trouvé Sandy presque plus intéressante qu'Harriet, avec son bébé, ses doutes, ses espoirs...

J'avais déjà noté dans Petites embrouilles et pieux mensonges que le style de l'auteur n'était pas toujours évident à lire. C'est encore le cas ici. J'ai eu un peu de mal à me faire son style très britannique, assez familier parfois mais après la pause que je me suis octroyée, j'ai trouvé que c'était plus abordable.

En conclusion, un livre pas vite lu mais assez vite oublié, qui ne m'a pas déplu franchement mais qui ne m'a pas convaincue non plus. Et si vous voulez savoir comment Harriet arrivera à gérer ses amis et l'homme de ses rêves, lisez-le. Quant à moi, c'était la dernière fois que je lisais du Elizabeth Young. Il faudra que je trouve un autre auteur Y pour mon prochain challenge ABC ! :)

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 22 dans le challenge ABC 2013


Ma notation

 
entre
 





et






vendredi 25 octobre 2013

La complainte d'Irwam d'Anna Combelles (Frankie)

Auteur : Anna Combelles

nb de pages : 408

Série : je ne sais pas ! :)

Catégorie : Fantasy

 





Résumé personnel 

Irwam est gardienne du Voile, une espèce de barrière intangible séparant le monde des humains d'autres mondes parallèles, créés par nous lecteurs qui nous imprégnons trop de nos lectures imaginaires (on doit sûrement y retrouver la Terre du Milieu et Westeros :)) Le rôle d'Irwam est d'empêcher les créatures de toutes sortes de traverser le Voile pour venir chez les humains. Quand elle rencontre Nathan qui a cette capacité de création et qui menace l'équilibre des deux côtés du Voile et alors qu'elle devrait à tout prix l'en empêcher, elle en tombe amoureuse...
 

Mon avis


C'est toujours délicat de faire la chronique d'un livre écrit par un auteur que l'on connaît, amie blogueuse qui plus est. Va-t-on aimer son histoire et ne risque-t-on pas de tomber dans la complaisance si ce n'est pas le cas ? Heureusement, ce n'est pas le cas ici puisque j'ai beaucoup aimé cette Complainte d'Irwam, malgré quelques petites réserves dont je vous reparlerai mais qui possède un charme fou.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai énormément aimé l'histoire. J'ai trouvé géniale cette idée que des mondes puissent être créés grâce à nos lectures. En plus, j'adore les mondes parallèles (même si ici ce n'est pas tout à fait la même chose que dans un livre de science-fiction), donc ça m'a ravie. J'avoue avoir été un peu perdue au début dans le monde de Léandre et Cassiodore (deux protagonistes de l'histoire), avec le jeu mystérieux, leur quête, les mages, les chevaliers, les prophètes et puis petit à petit tout s'est mis en place et j'ai bien pu apprécier. C'est une histoire très riche, très bien construite, inventive et pour un premier roman, j'admire la densité du tout. Tout se qui se passe devant et derrière le Voile est intéressant (même si j'ai préféré quand ça se passait dans notre monde), même s'il y a parfois des petites longueurs. Mais Anna arrive à nous toucher petit à petit et à nous emporter. Je ne veux pas en dire davantage sur l'histoire car ce serait dommage de tout déflorer ! :)

J'ai beaucoup aimé le personnage de Cassiodore, un être qui m'a énormément fait penser au Fou de L'assassin royal, dans son physique et sa sensibilité. Il m'a énormément touchée.

Léandre, son compagnon d'aventures est intéressant aussi mais moins attachant, sans doute parce que c'est un chevalier, justement, sans peur et sans reproche comme on dit. :)

Nathan a également su me conquérir. Un mec qui aime lire et rêver, ça change des macho splendides qui vous emballent d'un seul regard !

Irwam a su me plaire aussi mais je l'ai trouvé un peu trop "petite souris timide", trop effacée (même si je pense que ce n'est qu'une impression) pour vraiment me convaincre.

Coline, c'est un peu le contraire, elle est plus rentre-dedans, mais je ne l'ai pas trouvée très sympathique à vrai dire.

Là où des petites réserves, c'est sur le style. J'ai vraiment eu du mal au début. Ce n'est pas que c'est mal écrit, non non non, pas du tout, au contraire, c'est presque trop bien écrit. :) C'est tout à l'honneur de l'auteur de ne pas avoir voulu céder à une facilité de style mais je veux dire par là que l'emploi de termes un peu soutenus fait perdre de sa spontanéité au récit. C'est moins fluide que si le roman était écrit de façon plus simple. Il y a également beaucoup de très courtes phrases avec juste un adjectif ou un adverbe parfois, ce qui rend la lecture un peu hachée. D'un autre côté, ça donne une identité au livre et d'ailleurs on finit par s'y faire car petit à petit je n'y ai plus fait trop attention ou alors c'est qu'il y en avait moins au fil du roman. :) J'ai plutôt fini par trouver un charme fou et beaucoup de coeur à ce roman.

En conclusion, malgré ces petites réserves (et les coquilles qui sont restées malgré les relectures) dont j'espère qu'Anna ne me tiendra pas rigueur, j'ai beaucoup aimé cette complainte, ses personnages, son univers et j'espère qu'il y aura une suite car la fin laisse bien des choses en suspens !

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 20 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


B = Bon tout simplement



vendredi 11 octobre 2013

Funérailles célestes (Frankie)

Auteur : Xinran

nb de pages : 220

Série : non

Catégorie : Témoignage

 





Résumé personnel

Chine, 1956, Wen et Kejun, tous deux médecins, se marient. Kejun est envoyé au Tibet où les Chinois y font la guerre et peu de temps après, Wen après la mort de son mari. Décidée à savoir la vérité, elle part à son tour pour ce pays mystérieux et si différent. Elle y restera trente ans, recueillie par une famille de nomades, avant de pouvoir savoir ce qu'il est arrivé à son époux...

Mon avis

Ce livre n'est pas une fiction mais une histoire vraie, recueillie par Xinran, journaliste à l'époque où elle rencontra Shu Wen et la persuada de lui raconter son histoire. Le fait que ce soit une histoire vécue donne énormément de force au récit, même si on peut supposer que l'auteur a remanié un peu les faits car il y a parfois un côté conte de fée à l'histoire. Pas un conte de fée tout rose avec un happy end, hein mais dans la façon dont Wen traverse les épreuves, retrouve certaines personnes et garde un amour indéfectible envers son époux.

Car c'est avant tout une magnifique histoire d'amour, l'amour qu'une femme porte à son mari et qui va l'emmener dans un pays difficile et méconnu de la plupart des chinois et va pendant trente ans lui donner l'espoir de retrouver son amour disparu. Je dois dire que cette fidélité sans faille est très émouvante.

Ce livre c'est aussi un dépaysement total dans un pays dont on ne connaît rien, sinon qu'il se bat depuis des décennies pour son indépendance et que son leader spirituel, le Dalaï Lama est en exil. Petite anecdote, je ne me rappelais plus que les moines tibétains étaient des lamas et quand, à un moment, un personnage arrive avec un groupe de lamas, je me suis demandé ce que ces animaux sud-américains venaient faire sur les hauts-plateaux tibétains... avant de me rendre compte de ma stupidité ! :D

Dans ce livre, on voyage donc en terre inconnue, dans des terres désolées, dangereuses même à tout point de vue, avec des nomades vivant chichement, ne connaissant pas la modernité (l'étonnement de Wen quand elle se rend compte après tant d'années que d'autres famille nomades vivent avec des objets modernes est édifiante) mais valorisant l'amitié, la solidarité et c'est cela qui va permettre à Wen de survivre. C'est toujours très touchant et émouvant et très intéressant.

La religion bouddhiste tient une grande part dans ce livre. Je n'y connais rien du tout mais j'ai beaucoup apprécié cette incursion dans une religion qui régit la vie de ses habitants.

Et puis il y aussi l'aspect géopolitique avec la guerre contre la Chine, les tibétains qui essaient de résister par tous les moyens mais qui se font broyer par l'appareil chinois. Ce n'est pas l'aspect principal du livre mais la violence entre les tibétains et les chinois est toujours là en filigrane.

Wen (je vous rappelle qu'en Chine, le nom de famille est le premier et le prénom vient en deuxième) est un personnage de femme très attachant. Cette femme éduquée, médecin, va se retouver démunie de tout, vivant des aventures extraordinaires dans un pays dont elle ne connaît rien. Quel courage !

J'ai beaucoup aimé également son amie tibétaine Zhuoma, qu'elle va perdre puis retrouver. L'amitié entre cette femme tibétaine et Wen la Chinoise est assez remarquable alors que leurs deux pays sont ennemis.

J'ai également beaucoup aimé le style de l'auteur qui nous dépayse vraiment, on sent le souffle du vent sur les plateaux tibétains, on souffre avec Wen, on vit au coeur de sa famille d'accueil... J'ai regretté qu'on n'aille pas au bout de l'histoire de Wen tout simplement parce que - spoilers - après son interview, Xinran ne retrouva jamais Wen...

En conclusion, une magnifique histoire qui a su m'emporter, me faire découvrir un pays que je ne connaissais pas et me faire vibrer aux côtés de personnages attachants. Et si vous voulez savoir ce que sont les funérailles célestes du titre (faut avoir le coeur bien accroché !), lisez ce roman court mais percutant.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 19 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


mercredi 25 septembre 2013

Entre chiens et loups de Malorie Blackman (Frankie)

Auteur : Malorie Blackman

nb de pages : 479

Série : oui

Catégorie : Jeunesse/Science-fiction

 





Résumé personnel

Dans une société où les Crosses (les noirs) dominent les Noughts (les blancs), il ne fait pas bon se mélanger. Sephy, une Cross et Callum, un Nought, s'aiment depuis toujours mais leur amour est-il viable dans ce monde marqué par une escalade de la violence entre ces deux communautés ?
 

Mon avis


Je suis désolée de ne pas employer les termes français pour Noughts et Crosses (qu'on pourrait traduire par les zéros et les plus), je ne les connais pas, n'ayant pas lu le livre en français. En tout cas, je dois avouer que ce n'est pas ce monde uchronique (ou parallèle) qui m'a le plus convaincue dans ce roman. En effet, quel est l'intérêt d'avoir interverti la ségrégation raciale ? Montrer aux ados blancs que l'apartheid ce n'est pas bien ? Essayer de sortir des sentiers battus en essayant de trouver une nouvelle lutte de pouvoirs ? Car l'histoire de ce livre, plus que la couleur de la peau de chacun, est vraiment, comme dans toute bonne uchronie ou dystopie, une question de dominants et de dominés et peu importe qu'ils soient blancs, noirs ou rouges. Ce sont ceux qui ont le pouvoir qui règnent et décident face à une communauté opprimée qui se bat pour acquérir des droits. Donc, à mes yeux, l'apartheid n'est ici qu'accessoire.

J'avoue qu'au début du roman, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais. L'intrigue se focalisait principalement sur les atermoiements de la petite fille riche qu'était Sephy face au pauvre Callum, le pauvre jeune homme blanc qui essaie de s'intégrer dans un monde régit par la communauté noire. C'était très ado et peu intéressant. Puis un événement survient (qui est mentionné d'ailleurs sur la quatrième de couverture en VO) et le roman prend une tout autre tournure. Tout devient très sombre, dur même et l'auteur aborde des sujets peu réjouissants comme le terrorisme, le combat des opprimés pour leur liberté quel qu'en soit le prix et les deux personnages évoluent à mesure que l'histoire avance et que les mois passent et la fin n'est pas du tout guimauve, ce qui est très bien. Du coup, j'ai trouvé que c'était plus mature et beaucoup plus prenant et j'ai fini par beaucoup aimer l'histoire.

Il y a de la romance mais j'ai trouvé qu'elle n'était pas gnan-gnan comme souvent dans ce genre de romans. C'est plutôt une sorte de Roméo et Juliette, avec amours contrariées et drames et ce n'est finalement pas le sujet principal du roman.

Callum est un personnage que j'ai beaucoup aimé et qui est très attachant. Tiraillé entre son désir d'évoluer et sa condition de blanc pauvre et opprimé, l'auteur retranscrit bien ses doutes, ses peurs, ses révoltes et son évolution est très intéressante.

C'est un peu plus difficile de s'attacher à Stephy car de prime abord elle est assez naïve et superficielle (mais au début elle n'a que 14 ans). Mais au fil des pages, son personnage évolue assez bien et on finit par l'aimer.

Je n'ai pas grand chose à dire sur les autres personnages qui sont assez manichéens, à part la mère de Callum. La mère de Stephy a aussi des côtés intéressants mais ils ne sont pas assez exploités à mon sens.

Le style de l'auteur est assez agréable à lire, très facile à comprendre en VO. J'ai lu le livre très vite sans difficultés particulières.

En conclusion, même si l'univers ne m'a pas vraiment convaincue, j'ai trouvé que l'auteur avait réussi à rendre son histoire très prenante et à nous intéresser au sort de Callum et Sephy. Et si vous voulez savoir si Callum et Sephy arriveront à se trouver malgré tout ce qui les oppose, lisez-le. Il y a deux suites à ce premier tome mais je ne sais pas si je les lirai, je trouve que ce roman se suffit tout à fait à lui-même.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 18 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


samedi 21 septembre 2013

La femme en vert d'Arnaldur Indridason (Frankie)

Auteur :  Arnaldur Indridason

nb de pages : 346

Série : oui

Catégorie : Policier

 





Résumé officiel ou personnel 

Sur un chantier près de Reykjavik, un enfant découvre les ossements d'un cadavre qui semble vieux de plusieurs décennies. Le commissaire Erlendur et son équipe, Elinborg et Sigurdur Oli, peinent à trouver des indices mais remontent jusqu'à une famille qui vécut là pendant la seconde guerre mondiale, famille victime de la misère sociale et de la violence ordinaire...
 
Mon avis

Ce que j'aime avec ce genre de polars, c'est qu'ils ne ne font pas d’esbroufe. Certains thrillers ou romans policiers se veulent trop malins (oui c'est à toi que je parle L'invisible !) avec des twists censés laisser bouche bée et qu'on a vus venir dès le début et qui ratent donc leur coup. Pas de ça avec La femme en vert. C'est un polar bien classique, une enquête méthodique, pas forcément haletante, mais très intéressante. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce livre et je l'ai même lu assez vite et je l'ai refermé avec un vrai sentiment de satisfaction. J'ai apprécié, même si la résolution de l'enquête n'est pas forcément surprenante, de ne pas avoir tout deviné.

Il y a trois histoires dans ce roman. L'enquête proprement dite dont je vous ai touché deux mots, l'histoire de la famille en lien avec l'enquête et les vies personnelles de nos enquêteurs.

Je dois dire que les parties sur la famille vivant pendant la guerre m'a beaucoup touchée voire émue. C'est la misère sociale dans toute sa splendeur, la violence conjugale d'un mari envers sa femme et je dois dire que c'est assez sordide.

Quant aux vies de nos flics, elles ne sont pas lui réjouissantes. Que ce soit Erlendur qui gérer sa fille Eva Lind ou Sigurdur Oli sa petite amie.

Après avoir lu deux livres d'Indridason, je dois dire qu'il donne une image assez glauque de l'Islande. Quand j'avais visité ce pays, j'en avais eu une vision assez idyllique avec ses paysages magnifiques et sa capitale toute tranquille et sympa. Il faut croire que la vie quotidienne n'est pas si reluisante que ça ! :)

Ce livre est l'occasion d'en apprendre davantage sur le commissaire Erlendur, ce flic désabusé mais coriace. Que ce soit un pan de sa jeunesse ou son passé conjugal raté, c'est l'occasion de le découvrir un peu plus, de voir l'homme derrière le flic. Il n'est pas forcément sympathique mais de découvrir ses faiblesses, voire ses démons, est intéressant à suivre.

Concernant les autres personnages, je n'ai pas grand chose à dire, soit parce que je ne veux pas en dévoiler trop, soit pas je n'ai rien à dire de plus ! :D

Le style d'Indridason est très agréable à lire. Il est réaliste, prenant et ça n'a pas l'air comme ça mais c'est un vrai page-turner ! :) Comme l'auteur alterne les scènes du présent et celles du passé, on a toujours envie d'en savoir plus et c'est difficile de s'arrêter par moments.

En conclusion, voilà un polar très bien ficelé qui m'a beaucoup plu. Et si vous voulez savoir qui est la dame en vert du titre, lisez-le ! Quant moi, je pense remettre la suite dans ma liste du Challenge ABC de l'année prochaine.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 17 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


lundi 16 septembre 2013

Anna Karenine de Léon Tolstoï (Frankie)

Auteur : Léon Tolstoï

nb de pages : 984

Série : non

Catégorie : Drame romantique, Littérature russe

 





Résumé personnel

Dans la Russie tsariste des années 1870, Anna Karenine, épouse d'un dignitaire froid et taciturne, et Alexis Vronski, un jeune homme assez frivole, tombent amoureux sur le quai d'une gare. Au mépris des conventions sociales, ils vont vivre leur amour jusqu'au bout, provoquant le scandale dans la société bien-pensante de Saint-Pétersbourg. De son côté, Constantin Levine, un propriétaire terrien, ami du frère d'Anna, est amoureux depuis toujours de la charmante princesse Kitty Schterbatski (ou Schterbatskaia en russe) qui éprouve un sentiment profond pour Levine mais avait eu la tête tournée par Vronski avant qu'il ne rencontre Anna...  

Mon avis

Ce sont donc ces deux histoires parallèles que nous suivons, la passion d'Anna et Vronski et la relation plus tranquille de Levine et Kitty même s'il faudra quelques épreuves  pour que ces deux-là se retrouvent. D'ailleurs, même si le roman porte le nom d'Anna, l'histoire de la jeune femme et de son amant n'est qu'un aspect de ce roman de 1000 pages (et pas forcément le plus intéressant, à mes yeux). Nous suivons de nombreux autres personnages, à commencer par Levine et Kitty ou encore Stepan Oblonski et sa femme Dolly, lui étant le frère d'Anna et elle la soeur de Kitty (vous suivez ? :)) Et avec en toile de fond, de nombreux passages politiques, religieux ou encore militaires, intéressants, certes, mais pas forcément passionnants.

Le tout donne une assez bonne idée de ce qu'était la Russie d'alors, avec une aristocratie toute-puissante, francophile et anglophile, prenant les eaux en Allemagne et se souciant fort peu des problèmes du peuple. Levine, lui, représente le côté moderne de cette aristocratie sans doute parce qu'il vit à la campagne, gère des terres et essaie d'impliquer les paysans dans son travail. Ses tentatives de réformer l'agriculture autour de lui sont toutes à son honneur même s'il n'y voit que son intérêt et pas forcément celui de ceux qui l'entourent.

J'ai fait 7 ans de russe, 3 au lycée, 4 en fac (et c'était il y a bien longtemps) et ce roman a fait remonter en moi des souvenirs d'antan (d'ailleurs Tolstoï avait été le premier auteur que j'eus à traduire en première année de fac... moi dont le russe était la 3e langue, voire la quatrième si l'on compte le français !), notamment sur cette "âme russe" dont on parlait souvent. Car le Russe est mélancolique. Et exalté. Un bipolaire constant, quoi ! :) Et ça se retrouve énormément dans ce roman. Ce qui m'a marquée dans les histoires d'Anna/Vronski et Levine/Kitty c'est qu'aucun d'eux ne parvient jamais à être véritablement heureux. Il y a du malheur sous-jacent même dans le bonheur. Un regard un peu de travers (les hommes jettent énormément de regards glaciaux envers leurs compagnes... sympa !), une attitude différente et voilà nos personnages qui se voient trompés, quittés, bafoués. Ils ont du mal à communiquer et cela empoisonne leurs relations.

C'est flagrant dans le couple Anna/Vronski, qui voit de façon dramatique son histoire gangrénée par les obstacles et les suspicions. En voulant vivre un amour libre et hors des normes, ils se mettent au ban de la bonne société russe et cela ruine toute chance de vrai bonheur quand Vronski peut continuer à avoir une vie sociale, alors qu'Anna, considérée comme une sorte de Jezabel par ses pairs, ne peut mener la vie qu'elle veut (voir une scène à l'opéra). Ce qui crée beaucoup de jalousies et de ressentiments de part et d'autre.

Cela est peut-être moins visible avec Levine et Kitty que l'on peut voir comme un couple "pépère" et pourtant, on s'aperçoit qu'un regard, un non-dit et voilà Levine qui s'imagine que sa femme a envie de le tromper (alors qu'elle est enceinte !) et il lui lance des regards glaciaux (oui je vous avais dit que le regard glacial revenait souvent dans le roman ! ;)) alors qu'il a tout pour être heureux. J'ai beaucoup aimé Levine mais il y a eu des moments où j'ai eu envie de le secouer ! :)

Au risque de me faire huer, je dois dire que je n'ai pas aimé Anna. Je l'ai trouvée froide, assez égoïste et si on peut la trouver courageuse et avant-gardiste dans sa façon de vivre son amour avec Vronski, elle m'est apparue comme une beauté trop lointaine pour être vraiment attachante. Cependant, j'avoue qu'elle m'a un peu touchée sur la fin. Mais je n'ai pas du tout aimé cette espèce de désintérêt qu'elle éprouvait à l'égard de ses enfants. On peut supposer qu'elle les aime, certains passages le prouvent, mais d'autres montrent bien qu'elle n'éprouve malgré tout une forme d'indifférence. Disons que c'est flagrant tant qu'elle vit avec son fils par exemple et que tout à coup elle éprouve une sorte d'amour maternel une fois qu'elle est éloignée de lui. Cette attitude n'a rien fait pour m'aider à l'aimer !

Quant à Vronski, lui c'est encore pire. C'est un être frivole, peu intéressant et pas attachant du tout !

Levine, lui, est tout son contraire, et c'est vraiment le personnage que j'ai préféré. Pour moi, c'est le véritable héros du livre. Il a ses défauts, certes, mais il est fidèle, droit, intéressant et certainement le personnage le plus creusé. J'ai beaucoup aimé sa gaucherie en amour, son côté terre à terre et presque "paysan" qui détonne par rapport aux autres aristocrates qu'il côtoie. Je crois que c'est en grande partie grâce à lui que le livre m'a plu.

Kitty, elle, est plutôt mignonne, un peu frivole (mais c'est une jeune fille) qui s'emballe vite. Pas très intéressante mais assez représentative de cette aristocratie russe, comme Vronski d'ailleurs.

Un personnage qui ne m'a absolument pas touchée c'est Alexis Karenine. Certains pourront lui trouver des qualités mais je l'ai trouvé vraiment trop froid et calculateur même lorsqu'il se laisse aller à une quelconque émotion. Tous ses gestes, même ceux qui semblent magnanimes, sont pensés en fonction de sa position sociale, que ce soit son refus du divorce ou au contraire son acceptation et toutes ses réactions envers Anna. Je sais bien qu'il se sent bafoué dans son honneur du fait du scandale provoqué par la liaison de sa femme et on pourrait le plaindre mais je n'ai jamais ressenti aucune chaleur chez lui, même envers son fils.

Je suis en train de faire cette chronique et finalement je me demande vraiment pourquoi j'ai aimé cette lecture ! :) C'est vrai quoi, je n'ai pratiquement aimé aucun personnage, l'histoire d'amour entre Anna et Vronski m'a laissée de marbre et il m'a paru long à lire ! Mais je crois que le style de Tolstoï est pour beaucoup dans mon impression générale, le plaisir que j'ai eu à le lire. C'est évidemment très bien écrit (en tout cas, la traduction est bien faite), le contexte historique est vraiment intéressant et l'auteur décrit admirablement bien la vie quotidienne de ses contemporains. Même ces tourments amoureux qui ne m'ont pas forcément touchée sont racontés de très belle manière. Cela a suffi pour que j'aime beaucoup.

En conclusion, même si j'ai mis longtemps à le lire, je suis ravie d'avoir enfin découvert ce roman et connu l'histoire d'Anna Karenine et de son entourage. Si un roman classique russe de 1000 pages ne vous fait pas peur, je vous engage à le lire pour vous faire votre propre opinion découvrir tous les personnages dont je vous ai parlé et leur histoire.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 16 dans le challenge ABC 2013


Ma notation






samedi 7 septembre 2013

Le fruit du dragon de Claire Ubac (Frankie)


Auteur : Claire Ubac

nb de pages : 177

Série : non

Catégorie : Jeunesse/Voyage

 





Résumé officiel ou personnel

Margaux, 16 ans, rêve de ce voyage en Asie avec son père ! Mais quand ce dernier, dépressif, ne peut l'accompagner, c'est avec une famille qu'elle ne connaît pas, mais dont le père est l'amie du sien, qu'elle s'envole. La jeune fille les prend de suite en grippe, surtout la fille de 13 ans, superniaise (d'après Margaux), et fait tout pour leur gâcher leurs vacances. Mais c'est sans compter sur les charmes que l'Orient exerce sur elle...

Mon avis

Plus que les péripéties de français en Asie, c'est davantage aux affres de l'adolescence que s'intéresse Claire Dubac au travers de Margaux d'abord et de Jesse ensuite. Du coup, même si le Vietnam ou la Thaïlande ne servent pas que de décors, j'ai été moins dépaysée que par Le chemin de Sarasvati car on reste dans des problèmes très occidentaux... Et forcément, cela m'a un tantinet moins passionnée.

Mais heureusement, l'auteur a un vrai talent pour conter cette période de l'adolescence, celle où l'on se retrouve à la croisée des chemins, où l'on est encore une enfant, avec ses excès et ses caprices et bientôt une adulte. Et le talent de Claire Ubac est de nous donner envie de claquer Margaux toutes les 5 min tellement elle est pénible :) ... tout en la comprenant :). [...]

Ce que j'ai bien aimé, c'est ce monde intérieur que se crée Margaux avec un alter ego, Lia, qui vit toute sorte d'aventures et qui va sûrement l'aider à passer ce cap difficile et s'ouvrir au monde. On sent d'ailleurs que la jeune fille possède une vraie culture, ciné entre autres. Et son évolution va nous la rendre plutôt touchante car on finit par découvrir qu'elle n'est pas qu'une peste.
Ce qui est "marrant", c'est que dans Le chemin de Sarasvati, il y avait déjà un personnage de française s'appelant Margaux. Ce doit être un prénom qu'affectionne l'auteur. Et puisque le chemin de Sarasvati est sorti 7 ans à peu près après Le fruit du dragon, je me suis surprise à imaginer que c'était le même personnage devenue (jeune) adulte et dessinatrice...

L'autre adolescente "à problèmes" (parce qu'il ne faut pas exagérer non plus !) c'est donc Jesse, la "petite" de 13 ans. Elle c'est plutôt l'adolescente mal dans sa peau, douée intellectuellement mais trop couvée par ses parents (enfin maman) et timide face aux autres. On peut comprendre son admiration pour Margaux qui est plus à l'aise et sa douleur de se voir rejeter par cette dernière. Elle est assez attachante d'ailleurs.

Les parents sont un tantinet caricaturaux, le père bienveillant et faussement grondeur, la mère pas forcément très sympa envers qui fait du mal à son "bébé".

Plus haut, j'ai dit que l'Asie ne servait pas que de décors à l'histoire et c'est vrai qu'on a l'impression de bien s'immerger dans les deux pays visités. J'ai une préférence pour le Vietnam (je rêve de voir la baie d'Halong) et l'auteur arrive bien à nous en faire ressentir les sons, les couleurs, la vie qui s'y déroule. Et c'est là où le voit le contraste entre les petits problèmes franco-français de nos personnages et ce pays magnifique et si différent de nous.

À un moment (pratiquement à la fin), il y a une petite intrigue qui est résolue et je dois dire qu'à mon avis, ça n'apporte pas grand chose à l'histoire, même si c'est touchant, et que c'est peut-être trop rapidement réglé.

J'aime beaucoup le style de Claire Ubac qui me fait le même effet que celui de Marie-Aude Murail. Il se dégage beaucoup de charme de son écriture, c'est simple et sans chichis et elle réussit à vous "embobiner" en un tour de main :D

En conclusion, une histoire agréable à lire avec des personnages qui ne le sont pas toujours forcément mais qui arrivent à nous toucher. Même si j'ai préféré Le chemin de Sarasvati, j'ai bien apprécié cette lecture. Et si vous voulez savoir si Margaux arrivera à supporter sa famille d'adoption et vice-versa et quel est ce fameux fruit du dragon (indice sur la couverture), lisez-le.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 15 dans le challenge ABC 2013



Retrouvez aussi l'avis de Nanet

Ma notation


entre





et





mercredi 17 juillet 2013

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig (Frankie)

Auteur : Stefan Zweig

nb de pages : 158

Série : non

Catégorie : Drame, Classique

 





Résumé officiel ou personnel 

Dans une pension sur la Côte d'Azur, un femme mariée, Madame Henriette vient de s'enfuir avec un jeune homme qu'elle connaissait à peine. Le scandale fait grand bruit. Pour une vieille dame anglaise, cette aventure lui rappelle une autre, similaire, qu'elle vécut il y a plus de 25 ans...

Mon avis
 

Au début, je me suis laissée embarquer dans cette histoire de femme qui part avec un inconnu et qui crée le scandale. Mais cette partie de l'histoire, loin d'être le coeur du livre, n'est en fait que le prétexte à une autre histoire, celle de la vieille anglaise qui au tournant de la quarantaine et alors qu'elle n'attendait plus grand chose de la vie, connut une passion fulgurante pour un jeune homme qui, lui, avait une autre passion, le jeu.

C'est donc cette histoire dans l'histoire que la protagoniste narre au narrateur et je dois dire que si toute cette histoire se veut passionnée, violente dans les sentiments des uns et des autres, triste et désespérée, elle m'a plutôt laissée indifférente. Je l'ai même trouvée vaine une fois refermé le livre, du style "ah bon, tout ça pour ça ?". Après La confusion des sentiments, il faut bien reconnaître que l'exaltation des sentiments chez les personnages de Zweig ne m'émeut absolument pas.

Je n'ai pas passé un moment désagréable non plus, hein, c'est rapide à lire, j'ai eu envie de savoir comment tout cela allait tourner (d'où cette impression de vanité sur la fin) et je me suis délectée du style de l'auteur.

Car pour moi, c'est vraiment la façon dont il écrit qui "sauve" le livre. Sans son écriture, je pense que j'aurais mis nettement moins d'étoiles à ma note. C'est vraiment une très belle écriture qui fait plaisir à lire quand on lit d'autres lectures moins exigeantes le plus souvent. Il y a de beaux passages très visuels, notamment sur les mains du jeune homme qui a attiré l'attention de Mrs C, l'anglaise. On dirait des mains prenant vie de façon indépendantes. En revanche, sur la forme, Zweig n'est pas très novateur dans les 3 romans que j'ai lus. Ici, comme dans les deux autres, il y a une histoire dans l'histoire et je ne sais pas si c'est la même chose dans ces autres romans, mais cela finit par ne pas être très original.

Je n'ai pas vraiment accroché aux personnages. Disons que le roman est trop court pour qu'on ait le temps de les cerner vraiment mais le peu qu'on découvre d'eux n'est pas forcément attachant.

On peut plaindre Mrs C. bien sûr pour s'être emballée comme une jeune fille et s'être "fait des films" sur un jeune homme qui ne la voit à peine. Quant au jeune homme, c'est un addict au jeu avec le comportement irrationnel que cela induit.

On ne saura jamais qui est le narrateur, juste un client de la pension où se déroule le premier scandale et dépositaire de l'histoire de Mrs C.

En conclusion, voici une nouvelle qui n'a pas passionnée mais dont le style a su me conquérir. Et si vous voulez savoir ce qu'il s'est vraiment passé dans vingt-quatre heures de la vie de Mrs C, lisez-la.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 14 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


C = Correct ou Clapotant



samedi 29 juin 2013

L'invisible de Robert Pobi (Frankie)

Auteur : Robert Pobi

nb de pages : 426

Série : non

Catégorie : Thriller

 





Résumé personnel

Jack Cole, indépendant au FBI, revient à Montauk, la ville de son enfance qu'il a quittée voici 30 ans, pour soigner son père, un peintre réputé, qui s'est brûlé dans un accès de démence. Mais à peine arrivé, le shérif lui demande de l'aider sur un double meurtre horrible tandis qu'un ouragan sans précédent s'apprête à déferler sur le littoral...


Mon avis

Si vous êtes amateurs de thrillers, je pense que celui-ci saura vraiment vous plaire. Il comporte tous les ingrédients d'un bon roman à suspense, il est efficace, avec des scènes assez gore, l'ambiance est assez étouffante avec ces meurtres, cet ouragan qui arrive et Jack Cole qui doit faire gérer bien des choses. Donc il vous plaira... À condition que, contrairement à moi, vous n'ayez pas tout deviné dès avant la page 100 !

Du coup, ça a amoindri la surprise. Pratiquement dès le début, j'ai repéré tous les indices, absolument tous ! :( J'ai pourtant lu le livre avec plaisir en espérant me tromper, que c'était tellement évident que finalement il y allait avoir un twist derrière le twist, mais alors pas du tout ! :) Faut que j'arrête de voir des films à rebondissements et les livres idoines, j'en vois toutes les ficelles ! Vous savez c'est comme quand les DVD sont sortis et qu'on regardait les making-off. Du coup, ensuite, les films finissaient par perdre leur magie car je finissais par ne plus voir que les câbles soutenant les acteurs quand ils "s'envolaient" et autres effets spéciaux. J'ai fini par arrêter de regarder les making-off...

Et pour les thrillers, c'est la même chose, je n'arrive plus à être surprise comme avant. Du coup, je préfère un thriller plus classique, sans forcément de retournements de situations et qui peut-être me surprendra davantage.

Mais cela ne doit pas vous empêcher de lire L'invisible bien sûr. Comme je vous l'ai dit, beaucoup ont aimé, c'est un très bon roman dans le genre si on ne devine pas tout et il se lit très vite et tient en haleine car on a vraiment envie de savoir ce qui nous attend. J'ai quand même trouvé la fin un peu rapide et l'ouragan pas si terrible que ça.

Jack Cole est un personnage assez torturé, plein de contradictions, excellent dans ce qu'il fait (il a une espèce de mémoire photographique qui lui permet de s’immerger dans les scènes de crime). On ne peut pas dire que ce soit un personnage vraiment attachant mais en tout cas il est intéressant.

Le shérif Hauser est un homme pragmatique, pur produit américain, qui fait son boulot avec acharnement et sans état d'âme.

Kay, l'épouse de Jack, est assez intéressante aussi. Pourtant dès le départ il y a quelque chose qui m'a gênée. Spoiler, surtout ne pas surligner si vous n'avez pas lu le livre ! J'ai été gênée par sa façon de s'habiller, de parler, comme si c'était un homme qui s'exprimait. Par exemple, en temps que femme, j'aurais du mal à parler de ma "patte de chameau bien juteuse" en parlant de mon sexe. Mais comme je supposais déjà que Jack fantasmait à son sujet, j'ai vite compris que c'était lui qui mettait ces mots dans sa bouche et qu'il l'a voyait comme une espèce d'idéal masculin.

Ce roman est le premier de l'auteur et je dois dire qu'il est quand même très réussi. Il a un style percutant, ses scènes de crimes sont très visuelles, malsaines et on ressent une sorte d'étouffement à les lire. Il sait manier le suspense et chaque chapitre donne envie de lire le suivant.

En conclusion, un très bon thriller qui ravira la plupart des amateurs de ce genre et qui m'aurait énormément plu si je n'avais pas deviné à l'avance de quoi il retournait. Mais il n'en reste pas moins que j'ai passé un bon moment à lire cette histoire terrifiante et que je lirai d'autres romans de cet auteur quand cela se présentera. Et si vous voulez savoir quel est le rapport entre les meurtres odieux et les toiles du père de Jack Cole, lisez-le.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 13 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


entre





et





jeudi 20 juin 2013

La maîtresse de Rome de Kate Quinn (Frankie)

Auteur :  Kate Quinn

nb de pages : 535

Série : oui, tome 1 de la série Rome

Catégorie : Historique, romance

 





Résumé personnel

82 après Jésus-Christ, l'empereur Domitien a apporté la stabilité à l'empire romain. Thea, jeune esclave juive, s'éprend d'Arius le gladiateur. Mais jalouse, sa maîtresse, la belle Lepida Pollia, s'en débarrasse en la vendant à une maison close mais cela n'empêchera pas la jeune femme de connaître une ascension hors normes... 

Mon avis


Voilà un roman bien ficelé qui tient en haleine son lecteur avide de savoir si Thea et Arius vont réussir à vaincre le sort et à pouvoir vivre un jour leur amour !
Le début m'a bien plu mais c'est surtout à partir de la page 100 (quand Thea est vendue) que j'ai vraiment aimé. Le rythme s'emballe, les intrigues se mettent en place et les coups du sort se succèdent pour nos héros. Du coup on tremble, on a peur pour les uns et les autres et on a envie de meurtre bien souvent devant la cruauté de certains !

Le côté historique n'est pas en reste puisqu'on est au coeur du pouvoir Romain avec son empereur, ses sénateurs, les complots des uns et des autres et les jeux pour assouvir la soif de sang du peuple et le détourner parfois des vrais problèmes. Je ne sais pas si la façon dont Kate Quinn décrit la Rome de l'époque est véridique mais elle est assez réaliste.

Les personnages sont ou attachants (Thea, Arius) ou détestables (Lepida, l'empereur Domitien) mais ne laissent pas indifférents.

Le style de l'auteur est très agréable à lire. Elle arrive à rendre très vivante la vie dans cette Rome antique avec ses jeux cruels et barbares, le sang gicle, les membres sont tailladés, c'est très visuel. C'est marrant car elle reste assez pudique dans certaines scènes tout en étant crue dans d'autres... La narration alterne les points de vue de Thea et Lepida mais elle s'en éloigne parfois pour suivre d'autres personnages comme Marcus.

En conclusion, une très belle histoire qui m'a beaucoup plu et m'a donné l'impression pendant quelques jours de vivre au sein de cette Rome à la fois barbare et raffinée. Et si vous voulez savoir si Thea et Arius arriveront un jour à se retrouver et si Lepida aura le châtiment qu'elle mérite, lisez-le ! Une suite va sortir bientôt, sans les personnages de Thea et Arius (à priori) mais avec d'autres qu'on a vus dans ce livre et dont je ne vous ai pas parlé pour ne pas spoiler.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 12 dans le challenge ABC 2013


Ma notation




mercredi 12 juin 2013

Le Cirque des Rêves d'Erin Morgenstern (Frankie)

Auteur : Erin Morgenstern

nb de pages : 496

Série : Non

Catégorie : Fantastique

 





Résumé personnel

Marco et Celia sont engagés dans un combat d'illusions depuis leur plus tendre enfance. C'est au sein du Cirque des rêves qu'ils s'affrontent, un cirque pas comme les autres où gravitent également les jumeaux Poppet et Widget, nés le jour de l'inauguration du cirque, Isobel la cartomancienne ou encore Tsukiko la contorsionniste...
 
Mon court avis

Une très belle histoire qui porte bien son nom en français puisqu'on a l'impression d'évoluer dans un rêve, un rêve en noir et blanc avec une touche de rouge, à l'image de la très belle couverture du livre. Voilà un roman au charme envoûtant qui saura vous emporter si vous n’êtes pas réfractaire à une certaine lenteur.

Les personnages sont très attachants (même si Celia est un peu trop éthérée à mon goût et Marco pas forcément sympathique), j'ai eu une préférence pour les jumeaux Widget et Poppet ainsi que pour Bailey un garçon qui découvre le cirque par hasard et n'aura de cesse de le retrouver.

Le style de l'auteur est très agréable à lire. Sa façon de conter est belle et elle nous emporte dans son récit.

En conclusion, un livre à lire si vous voulez vous échapper du bruit et de la fureur qui nous entourent.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 11 dans le challenge ABC 2013

Ma notation