vendredi 3 février 2012

L'ami retrouvé, Fred Uhlman (Livr0ns-n0us)



Auteur : Fred Uhlman

Nb de pages : 122

Série : livre unique

Catégorie : Drame, Histoire - Roman historique









Résumé officiel

Stuttgart, 1932, Hans Schwarz, fils d'un médecin juif, rencontre Conrad von Hohenfels, issu d'une famille aristocratique à l'histoire prestigieuse.
Tout les sépare et, pourtant, une amitié naît, exceptionnelle, exigeante. Mais déjà, avec la montée du nazisme, grondent des rumeurs de haine. Hans, exilé aux Etats-Unis, s'efforcera d'oublier son passé. Un passé qui se rappellera à lui un jour.

Mon avis

J'ai récupéré ce livre je ne sais où, il y a plusieurs années déjà. Comme tant d'autres, il a pris la poussière sur une étagère depuis... Afin de ne pas le délaisser davantage, c'est tout naturellement que je l'ai inclus dans ma liste pour le challenge ABC 2012. L'avis plus qu'enthousiaste de Sharkie, qui participe elle aussi au challenge, a précipité cette lecture.

L'ami retrouvé est un court récit ; ni vraiment nouvelle, ni vraiment roman, il n'a cependant rien à envier aux plus grands. L'auteur signe ici un texte qui tire ses origines dans sa propre histoire : né en 1901, contraint de fuir successivement l'Allemagne puis l'Espagne, Fred Uhlman s'installe dans une Angleterre dont il ne connaît rien si ce n'est sa femme, fille d'un parlementaire britannique. Les horreurs de la guerre, il les connaît bien, mais L'ami retrouvé n'en parle finalement que très peu. Pourtant, et je dirais même à cause de cela, il possède un impact très fort. Il est de ces écrits qui marquent par leur sagacité, leur discernement, et leur capacité incroyable à tout dire en quelques phrases. Non pas que je n'aime pas les longs romans sur ces sujets (j'ai par exemple adoré La voleuse de livres de Markus Zusak), mais je suis fascinée par la brièveté  déconcertante avec laquelle Fred Uhlman nous raconte son histoire.

Contrairement à l'ouvrage qu'a lu Sharkie, mon édition (différente de celle que je présente dans mon article d'ailleurs, mais introuvable sur le net)  ne présentait malheureusement aucune note explicative, ce que j'ai regretté à de nombreuses reprises. Je n'ai pas eu trop de mal avec les phrases en allemand, étant donné que j'en ai fait pendant 9 ans, mais les locutions latines m'ont laissée perplexe... De plus, un texte de cette veine mériterait à mon goût la présence obligatoire d'un dossier explicatif. J'ai donc été conquise par le récit, mais beaucoup moins par sa présentation...


L'article sur mon blog : Livr0ns-n0us (n° 7 dans le challenge ABC 2012)


Un autre avis sur le blog du challenge ? Stellabloggeuse Féedesbulles

Ma notation

Puissant ! Dommage cependant que mon édition manque de notes explicatives...

jeudi 2 février 2012

Gossip Girl, tome 1 : Ca fait tellement de bien de dire du mal de Cecily von Ziegesar - Miss Bunny



Auteur : VON ZIEGESAR, Cecily

nb de pages : 250

Série : Gossip Girl, 16 tomes + 1 préquelle

Catégorie : Chick-Lit






Résumé officiel
Bienvenue dans l'Upper East Side, le quartier chic de New York, où vivent Olivia et ses amis. Ils sont jeunes, ils sont riches, ils sont beaux, ils ont un penchant immodéré pour l'alcool, la fête, la cigarette... et les grossièretés. Ils fréquentent les écoles privées les plus prestigieuses de NY dans l'objectif d'intégrer Yale ou Harvard et de faire les plus beaux mariages, rien que ça... Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous 1'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet dans une rubrique où elle n'hésite pas à déformer à l'envi les aventures et mésaventures de ses " copains ". Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence : elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines langues de vipère, risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Et si, en plus, Serena avait les meilleures notes, se mettait tous leurs profs dans la poche et, pire, lui piquait Nate, son petit ami si sexy ? Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !

Mon avis
Trouvé dans une brocante pour 0.50 €, je n'allais pas me priver. Surtout que c'était à l'époque où je suivais encore la série (l'année dernière, donc). Il y avait toute la collection pour 3 ou 4 euros je crois, mais je n'ai pas osé, je me suis dit : "et si je n'aime pas ?"

Le premier choc a été de voir que Blair s'appelle Olivia dans le livre. Enfin, dans la traduction, car me doutant d'un coup pendard du traducteur, j'ai posé la question à mes bloguinettes, et Joey m'a confirmé qu'en VO, elle s'appelait bien Blair. Non mais franchement, d'où est-ce qu'on change les prénoms ? D'accord, Blair, c'est pas très heureux, mais ça passe très bien dans la série, alors pourquoi changer ? Ca me rappelle l'époque où les prénoms des mangas étaient modifiés : Bunny Rivière pour Usagi Tsukino, franchement... Et des exemples comme ça, y'en a des tas ! Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos garces de l'Upper East Side.

J'ai été un peu choquée de voir la vulgarité de propos dans le livre. Bon d'accord, choquée est un peu fort. Disons que je ne m'attendais pas à ça.

Je n'ai pas non plus retrouvé le caractère des personnages de la série : Serena est vraiment très vaine dans ce premier tome, ce qu'elle n'était pas dans les tout premiers épisodes, Nate n'est pas mieux, Dan est complètement insignifiant. Ok, ça, ça ne change pas. Ce qui change, c'est la façon dont il est présenté, sa description physique. Et je ne vous parle même pas de Jenny et de Vanessa (qui n'en reste pas moins tout aussi pénible, mais pour d'autres raisons). Quant à Rufus, il est présenté comme un vieux tout crade, ça donne pas envie. Alors que franchement, dans la série, il est bien potable. Et Lily VDW, elle est encore mariée ? WTF ???

Bon à part ça, faut pas s'attendre à de la grande littérature, hein. Ca ne casse pas 3 pattes, à un canard, mais ça divertit. A l'occasion, si vraiment j'ai rien d'autre à lire, peut-être que j'emprunterai la suite, on verra.

N° 3 dans le challenge ABC 2012

Ma notation

Seuls dans la ville de Yves Grevet




Auteur : Yves Grevet

nb de pages : 215

Série :

Catégorie : jeunesse, policier















Résumé officiel ou personnel

Tout commence par une expérience littéraire proposée par un professeur de français à sa classe : Postez-vous seul(e) à un endroit du centre-ville entre 9h et 10h30 et écrivez ce que vous voyez ou ce que cela vous inspire. La forme est libre : description, fiction, poésie... Or, ce matin du 18 mars, maître Marideau, le notaire de la ville, est assassiné et son corps retrouvé à l'arrière d'une Mercedes bleue, sur l'île aux Chiens. Alors que l'enquête de la police piétine, Erwan décide de récupérer les copies de ses camarades afin de traquer le moindre indice susceptible de conduire au coupable...

Mon avis

J'avais découvert cet auteur avec Méto, qui est plus un titre qui peut être considéré comme une dystopie. Je ne suis pas spécialement attirée par le genre policier en général, mais j'étais curieuse de voir ce qu'il pouvait en faire, particulièrement pour un public d'adolescents.
Le narrateur est un jeune garçon qui pense pouvoir résoudre un crime en compulsant les rédactions réalisées par ses camarades de classe. L'idée n'est pas mauvaise : ils étaient tous postés dans la ville au moment où le crime se déroulait, avec pour mission de mettre des mots sur ce qu'ils voyaient. Il y a donc là matière à collecter des indices, même si sa prof reste sceptique.
Il est assez amusant de lire au fur et à mesure du récit les différentes rédactions, qui s'avèrent plus ou moins poétiques ou imaginatives. On y découvre que certains élèves ont inventé le contenu de leur devoir, ou l'ont même copié à partir d'œuvres de grands auteurs (tss, tss, il y a donc des étudiants qui agissent ainsi ?). Bref, cet aspect-là est assez réaliste, même si une certaine unité d'écriture ressort malgré tout de l'ensemble. Il en résulte qu'il est assez difficile de retenir l'identité et la personnalité des différents intervenants (je me suis régulièrement mélangée les pinceaux entre les différents amis du personnage principal).
Certains sortent pourtant du lot, et c'est sur eux que se concentre l'auteur.
Comme pour toute histoire policière, celle-ci comprend ses rebondissements, ses fausses pistes… et ces moments où l'on se croit plus malin parce que l'on a vu quelque chose que le narrateur n'a pas vu. C'est d'ailleurs frustrant par moment, on voudrait presque aller interroger ses camarades à sa place. Voilà qui confère encore plus de réalisme à l'ambiance, au final, car il ne faut pas oublier que ce sont des jeunes qui vivent cette aventure, et non des détectives chevronnés.
Le livre est assez bien écrit, peut-être un peu trop simplement par moment, mais il s'agit là de traduire le langage utilisé par un jeune (le narrateur) qui n'est pas spécialement attiré par les études et ne va donc pas utiliser de longues phrases et de mots compliqués.
On se laisse facilement prendre à l'histoire, qui ne comprend pas que l'enquête, mais aussi les petits faits de la vie du narrateur (les amours adolescentes, l'emprise des parents et les examens à passer sont aussi au cœur de l'histoire).
J'ai nettement préféré Meto, mais ce livre se lit facilement et pourra plaire à des jeunes qui ne sont pas spécialement de "grands" lecteurs…



 N° 6 dans le challenge ABC 2012




Ma notation







Bien écrit, mais ce n'est pas mon genre de prédilection, et le style était trop simple à mon goût, même si c'était volontaire

Le récital des anges, Tracy Chevalier



Auteur : Tracy Chevalier

Folio, 2003

433 pages

Catégorie : roman historique





4e de couverture


Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étant mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman vont faire connaissance et leurs petites filles vont immédiatement se lier d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand-chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable coeur du roman, Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais.

Mon avis


J’ai adoré La Vierge en bleu et La jeune fille à la perle, je me suis donc dit que je pouvais continuer sur ma lancée avec un autre ouvrage de Tracy Chevalier. Ayant sous la main La dame à la licorne et Le récital des anges, j’ai opté pour ce dernier par curiosité pour le sujet des suffragettes.
Voici deux petites filles qui se rencontrent dans un lieu bien improbable : un cimetière ! Pendant 10 ans, on suit leur quotidien brossé par étapes au fil d’une période charnière de leur vie, de l’enfance à l’adolescence – presque l’âge adulte en ce début du XXe siècle qui s’arrache progressivement aux traditions victoriennes. De petits drames ordinaires en vraies catastrophes, elles se rapprochent, s’éloignent et se retrouvent, en faisant l’apprentissage de la vie, des convenances, du conformisme et de la révolte.

Au final, je reste un peu sur ma faim : certes, les petites filles sont attachantes, avec leur vision du monde victorien sous un angle original, mais il m’a manqué un fil conducteur, un but, presque une intrigue. J’ai eu une impression constante de non-dit, de réflexions sous-jacentes à peine dévoilées par un acte, une remarque en passant. Peut-être est-ce la cohérence d’un récit raconté pour l’essentiel par des enfants qui n’ont pas forcément conscience de toutes les ramifications des événements dont ils sont acteurs ou témoins. Peut-être est-ce aussi le reflet de ce que vivaient les femmes à l’époque, enfermées dans une société qui délimitait soigneusement leur place, obligées de garder leurs idées pour elles et de louvoyer ou de faire preuve d’une grande audace pour s’octroyer une relative liberté.
Les suffragettes ne sont presque qu’une péripétie parmi d’autres dans ces vies de femmes qui s’accomodent d’un monde très masculin, même si elles bouleversent effectivement la vie des héroïnes : tout en constatant l’ampleur des conséquences sur chacune d’elles, on ne fait qu’effleurer leur confrontation avec une société que l’on sent en mutation. Je dois être influencée par mon goût pour les « pavés » historiques : j’aurais aimé un peu plus d’explications sur le mouvement, son histoire, son évolution…
L’alternance des narrateurs est l’une des grandes originalités du roman : chaque personnage s’exprime tour à tour, avec son style bien personnel, pour apporter sa pièce au puzzle d’ensemble. Toutefois, cette alternance rapide m’a donné l’impression de noyer quelque peu les personnages principaux du livre. Chacun donne son point de vue, c’est un kaléidoscope à l’effet original, souvent savoureux, mais un peu déstabilisant avec une impression de décousu. Dans ce chœur, trop de voix se mêlent à mon goût pour profiter des solistes.
C’est certainement un très bon livre, très bien écrit, mais je n’ai pas franchement accroché. Tant pis pour moi !


N° 1/26 dans le challenge ABC 2012

Ma notation



Ce ne sera pas mon préféré des livres de Tracy Chevalier, mais ça ne m'empêchera pas de lire ses autres romans !


C = Correct, sans plus

mercredi 1 février 2012

Le parfum, Patrick SÜSKIND - [Luna]



Auteur : Patrick SÜSKIND

nb de pages : 357 pages

Série : Livre unique

Catégorie : Drame













Résumé
Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.


Mon avis

J'avais un peu peur de ce livre : je l'imaginais assez difficile d'accès dans la même veine que Le nom de la rose d'Umberto Eco... et finalement je suis très agréablement surprise car il ne ressemble en rien à ce que je m'attendais de lire, si ce n'est que c'est un réel coup de cœur !
J'ai très envie de découvrir le film maintenant :)

Le texte est simple, le vocabulaire aussi et pourtant ça marche. Et mieux que ça : ce roman se vit ! A sa lecture je me suis sentie entourée par une multitude d'odeurs dont je ne prête pas attention habituellement... c'est vraiment étonnant ! Et tout aussi inquiétant ;)
J'ai été frappé par le fait que je me reconnaissais totalement dans les sentiments des personnages face à Grenouille : bien qu'il m'a toujours inquiétée, en fonction du parfum qu'il se choisissait je l'appréciais différemment et le percevait comme les gens qu'il rencontrait... face à lui, je me serais totalement fait avoir : flippant !


Mon avis sur Lunazione - N° 11 dans le challenge ABC 2012

Un autre avis sur ce blog : *

Ma notation

5/5, gros coup de coeur ! Je ne reviens pas de la puissance de ce roman !

Angela T.1 La mort est ma raison d'être de Julia M. Tean [Nelly]


Auteur : M. Tean Julia

nb de pages : 336

Série : Angela Tome 1

Catégorie : Fantastique












Résumé
"Ma vie a toujours été une succession de catastrophe. De la mort de ma mère à celle de ma meilleure amie, j'ai toujours su que j'étais maudite.
Je pensais que la malédiction m'avait quittée, jusqu'au jour où je l'ai rencontré...
Isaac Hayden.
Énigmatique, sombre et beau à se damner, il a eu le malheur de croiser ma route...
J'ignore si je serai assez forte pour combattre la mort, mais je suis prête à tout pour sauver le bel étranger, même si je dois me brûler les ailes..."


 Mon avis

Ce livre est le tome 1 d'une saga sur les anges, mais des anges très différents de la représentation que l'on peut en avoir. L'auteur nous entraîne en douceur dans son univers original peuplé de créatures invisibles aux yeux des humains : anges, affranchis, voleurs d'âmes, anges-soeurs...
Son héroïne Angela, est humaine pourtant, alors pourquoi voit-elle les gens qui vont mourir avant que la mort ne les frappe, et pourquoi ressent-elle ces violentes douleurs dans le dos alors que les médecins ne trouvent rien ? Alors qu'elle s'est toujours renfermée sur elle-même et qu'elle avait peur de se lier aux autres car elle croyait apporter la mort aux personnes qu'elle aimait, on va lui dire qu'elle est exceptionnelle et qu'elle a de grandes choses à accomplir. On assiste à sa transformation, tant physique que psychologique au fil du récit, on souffre avec elle, on aime avec elle, et on pleure à la fin !!
Le héros Isaac (Zach) est forcément surnaturel !! Oui, une beauté aussi irrésistible et indescriptible ne peut pas être humaine...quoique...à moins que certaines créatures ne fassent déjà partie de notre monde...enfin bref ;) ! Le pouvoir et le contrôle qu'il exerce sur les autres arrive jusqu'au lecteur, si si je vous assure ♥ !!
Le lien particulier que l’auteur a imaginé entre Angela et Isaac est puissant, original, et ajouté au côté symbolique, les émotions qu'il suscite chez le lecteur s'en trouvent renforcées.
Le style est aussi ensorcelant qu'Isaac. L'écriture est soignée, poétique, envoûtante...
Julia manipule les mots avec magie, elle nous emporte dans son monde merveilleux et dangereux et on ne peut plus s'en échapper !


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 2 dans le challenge ABC 2012


Ma notation


Coup de coeur !!

 

Le Chat qui venait du ciel de Takashi Hiraide


Auteur : Takashi Hiraide

nb de pages : 109

Série :one-shot

Catégorie : roman




Résumé personnel

Le narrateur quitte son travail d'éditeur pour se consacrer entièrement à l'écriture. Sa femme est correctrice et pourra travailler directement avec lui à la maison. La vie coule tranquillement mais voilà qu'apparaît un nouveau voisin : un chaton. La propriétaire du pavillon ne veut pas qu'il reste, mais la famille adoptive arrive à l'intégrer tant bien que mal. La petite bouille du chaton, Chibi, arrive un jour sous les fenêtres de la maison du narrateur. Commence alors une histoire d'amitié, exempte de contacts physiques, mais qui se révélera plus forte que tout. L’humanité et ses problèmes sont mis de côté. Le chaton, comme envoyé des dieux, est mis au centre. La vie de ce jeune couple change... jusqu'à cet accident tragique.

Mon avis

Je vais commencer par saluer la traduction d'Elisabeth Suetsugu. Le texte se lit rapidement et on ne ressent aucune fausse note, un exploit pour les textes de langue rare. C'est le premier livre que je lis chez Piquier et cela m'a encouragée à lire plus de littérature asiatique chez eux à l'avenir.
Pour ce livre, il fallait une traduction parfaite car même si le sujet est simple, maintenir l'attention du lecteur est difficile pour peu qu'il soit un peu trop impatient. La finesse du style nous immerge dans une réalité alternative, pour le plus grand bonheur des amoureux des chats. Une belle histoire triste comme on les aime chez les Japonais.

Le Chat qui venait du ciel ne comporte aucun prénom, si ce n'est ceux des chats que nous allons croiser. Ce livre est une ode à cette race et à l'impact qu'elle a eu sur la vie de l'auteur. Si l'humanité est reléguée au second plan, nul besoin de la nommer. Ce roman nous invite à sortir du nombrilisme permanent des autobiographies habituelles. Si le sujet n'aura pas marqué tous ses lecteurs, les interprétations de cette œuvre sont multiples. On retrouve à la fois le chat comme envoyé divin, la question de l'affection (doit-on nécessairement avoir le contact physique pour apprécier un animal) mais surtout le deuil. Chibi est mis en parallèle du vieux propriétaire qui est mort. Le chaton représente une certaine image du Japon et comme un moyen d'oublier quelques temps l'Homme. Il y a bien des moments où le narrateur est obligé de revenir à des actions plus proches de l'être humain, mais nous apprenons au fil de l'intrigue que tout est lié au chaton (écriture, la vue sur l'orme, le jardinage, etc).
La mort de Chibi est très symbolique. Est-il vraiment mort écrasé ? Pourquoi a-t-il été retrouvé à l'endroit même où il avait été découvert par sa famille adoptive ? Nous nous attendions à un récit fermé mais le rebondissement final nous donne presque envie d'élucider la mort tragique de Chibi.

J'ai été -très- touchée par ce petit ouvrage. J'ai très bien compris les joies et les peines de tous les acteurs de ce livre et la question de remplacer le chat par un autre chat m'a semblé cruciale. On parle de Chibi comme d'un enfant dans ce roman. Les animaux de compagnie ne sont pas que là pour sortir de l'ennui, ils font partie intégrante de notre vie et nous nous attachons fortement à eux. La femme du narrateur n'a pas pu s'empêcher de "recueillir" un autre chaton qui a bien voulu pousser la porte du nouvel appartement. Elle a besoin d'un tampon pour ses émotions. Le narrateur, lui, n'arrive pas à oublier Chibi. Les anciens maîtres sont partis et le chaton enterré sous l'orme est maintenant seul au monde...


Lien vers l'article sur mon blog -  N°4 dans le challenge ABC 2012

Ma notation



Une petite vie qui vous rencontre, s'évapore et amène avec elle une réflexion sur l'affection.