jeudi 22 novembre 2012

La légende de la géographie, de Gilles Lapouge



Auteur : Gilles Lapouge

306 pages, Editions France Loisirs (2010)

Catégorie : Indéfinissable... Essai ? Roman ?











4e de couverture

« Ma géographie n’a jamais passé l’âge de raison. Elle stagne dans celui des merveilles. C’est la géographie d’un flâneur, d’un flâneur des deux rives, mais principalement de l’autre rive, une géographie d’image d’Epinal et de Vase de Soissons, une géographie de dessin d’enfant, d’odeur de craie et de tableau noir, de sources, avec de gros soleils jaunes pleins de rayons, des nuages crémeux et des prairies des quatre saisons. Elle emprunte les chemins vicinaux. Elle voit des îles dans le ciel. Elle croit que les vents sont un pays. Je voudrais faire la géographie des ombres de l’automne. Une géographie pour oiseaux et pour marmottes. Elle avance sur des routes qui n’existent plus et sont enfouies sous deux siècles, trois siècles, d’humus, d’histoire et de mort. Elle considère que les cimetières sont un ingrédient de la géographie, au même titre que les marées, les montagnes ou les brises de mer, et comme aussi le gel, les bouvreuils, les gulf stream, les bois flottés de la Patagonie qui ont découvert l’Europe bien avant que Christophe Colomb ne rencontre l’Amérique. » Gilles Lapouge

Mon avis

Un gros inventaire à la Prévert, avec des chapitres où il est question de tout et de son contraire. Evidemment, qu'il s'agisse d'histoire, de littérature, de science ou de philosophie, tout ramène toujours à la géographie, mais j'avoue qu'arrivée à la fin, je ne sais toujours pas où l'auteur voulait en venir ! Mis à part qu'il adore la géographie, que ça le fait rêver - voire fantasmer - et que tous les progrès technologiques du monde n'enlèveront pas à la discipline qui étudie et décrit la Terre sa part de poésie.
Ce livre est clairement une erreur de casting : je l'ai acheté pour son titre en m'imaginant que j'allais apprendre plein de choses sur l'histoire des sciences, un genre de "biographie de la géographie". Au final, oui, il y a des tonnes de choses dans ce livre, des anecdotes et des citations à toutes les pages, un paquet de personnages importants, mais c'est un tel bazar chronologique et thématique que j'ai eu du mal à me faire une vision d'ensemble.
On dira que c'est parce que j'ai dû le dire de façon trop décousue et non d'une seule traite...

N° 20/26 dans le challenge ABC 2012


Ma notation


C = Correct, mais trop fouillis à mon goût

Buffy contre les vampires, saison 8, tome 1 : Un long retour au bercail, de Joss Whedon (Stellabloggeuse)






Auteur : Joss Whedon (scénario) et Georges Jeanty (illustrations)

118 p.

Série :
Buffy contre les vampires, saison 8 inédite, tome 1

Catégorie :
Bande-dessinée









Résumé 

Le temps a passé, mais Buffy continue à lutter contre le mal avec une multitude de tueuses, dont Alex est devenu le chef. Mais une mystérieuse menace nommé « Crépuscule » pourrait bien la ramener finalement à Sunnydale…


Mon avis
 
Mises à part les illustrations de pleine page qui ouvrent chaque "épisode" du comics, je n'ai pas adhéré aux dessins, brouillons, déformant les visages... J'ai également eu du mal avec la narration qui n'est pas très claire, j'ai été souvent perdue... Le plaisir de retrouve mes personnages préférés, plutôt fidèles à eux-mêmes (dans l'ensemble) ne suffit pas à compenser ces points faibles...

J'ai aimé : retrouver les personnages de la série - l'intrigue impliquant Amy et Warren

J'ai regretté : le dessin qui ne m'a pas convaincu - une narration trop brouillonne

Pour un avis plus détaillé sur mon blog c'est par ici - N° 24 dans le challenge ABC 2012 (lettre W)

Ma notation


Décevant

mardi 20 novembre 2012

Black out de Brian Selznick



Auteur : Brian Selznick

Traduit de l'anglais (américain) par Danielle Laruelle

636 pages, Editions Bayard Jeunesse (2012)

Catégorie : Jeunesse







Résumé

Lac Gunflint, Minnesota, juin 1977. (L’histoire en mots) Ben Wilson, sourd de naissance d’une oreille, fait chaque nuit le même cauchemar… Des loups sont lancés à sa poursuite. Mais pourquoi ces bêtes le traquent-elles ainsi ?
Hoboken, New Jersey, octobre 1927. (L’histoire en images) Rose, une fillette sourde-muette, est seule dans sa chambre. Sa mère lui interdit de sortir. Alors, Rose contemple New York, et découpe des photos de stars dans un magazine…


Mon avis

J'avais beaucoup aimé L'invention de Hugo Cabret et l'originalité de ce roman dont l'histoire était racontée tantôt en mots, tantôt en images. Je m'attendais donc au meilleur avec ce nouveau roman et je n'ai pas été déçue par Black out. Cette fois, ce sont deux histoires apparemment parallèles qui se déroulent, l'une en mots, l'autre en images. Apparemment, car l'écrit finit par rejoindre le dessin et vice-versa, au moment où toutes les pièces du puzzle trouvent leur place.
Le dessin est toujours aussi splendide et rend les personnages incroyablement vivants : impossible de parler de « noir et blanc » au vu de la quantité de nuances de gris que l'auteur parvient à faire naître sous son crayon !
L'histoire, quelle soit écrite ou dessinée, est tout simplement magnifique et la conclusion épatante.
Un formidable éloge de la différence et de l'amitié pour les jeunes de tous âges.

Bref, ce livre est un vrai coup de coeur !

N° 19/26 dans le challenge ABC 2012


Ma notation




A = Absolument parfait

samedi 17 novembre 2012

Fondation, Isaac Asimov

Auteur : Isaac Asimov

nb de pages : 251

Série : Le cycle de Fondation

Catégorie : Science Fiction


Résumé officiel ou personnel

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...


Mon avis

Génial!!

Mon premier livre de science fiction depuis bien longtemps. et quel livre! 

Ce qui m'a le plus frappé, c'est l'actualité des sujets traités dans ce livre, le pouvoir de la religion pour maitriser le peuple, la puissance de l'énergie nucléaire, la vision antimilitariste qui s'oppose à la vision guerrière.
Une pépite. Je comprend à présent le succès toujours aussi grand de ce livre.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 10 dans le challenge ABC 2012


Ma notation




La Loi du désert de Franck Ferric



Auteur : Franck Ferric


292 pages

Catégorie : Science-Fiction

 




Résumé
Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.

Mon avis


Roman de SF plutôt original qui se lit avec grand plaisir. L'auteur nous plonge dans un monde dévasté par la guerre entre les humains et des êtres mystérieux, affreux appelés Blafards, dont on ne saura pas grand chose. La seule chose que l'on saura vraiment c'est que le fond de leur coeur n'est peut-être pas aussi noir que les humains semblent le croire.
Il y beaucoup de détails sur les lieux, les ambiances, les ressentis des différents personnages et notamment des deux principaux protagonistes : Raul, jeune homme banni par les autorités et envoyé dans le fin fond du désert ; Mathian, son grand frère, qui déserte l'armée pour se confronter à ce désert hostile afin de le sauver. Mais, on a également beaucoup d'informations sur les personnages secondaires. Tous les personnages ont été très travaillés et en sont d'autant plus attachant. Le langage est très recherché aussi.
L'histoire, éloignée, de ces deux frères qui se retrouveront pour mieux se séparer relève du défi. L'auteur met en avant les liens de fratrie. Pour Mathian la famille prime sur tout le reste. Pour Raoul, elle prime beaucoup moins. Mathian veut retrouver son frère. Raoul veut survivre. Tout deux ont un même but : atteindre la mystérieuse cité "la Lanterne" qui semble être considérée comme une lueur d'espoir au coeur de ce monde désertique, inhospitalier à souhait... Mais, la Lanterne est-elle seulement le but ultime des deux frères ?
A vous de le découvrir...

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 10 dans le challenge ABC 2012



Ma notation




  
Roman de SF d'excellente qualité et accessible aux novices


A = Admirable

lundi 12 novembre 2012

On the Road, de Jack Kerouac


Auteur : Jack Kerouac

320 pages, Editions Penguin Books (première parution : 1957)

Catégorie : Roman, Voyage



Résumé

Sur la Route est le livre clef de la beat generation. C'est le récit des errances de l'auteur (Jack Kerouac porte le pseudonyme de Sal Paradise) sur les routes américaines. Voyageant en auto-stop, logeant chez qui l'accepte, partageant femmes et alcool avec des amis d'un jour, Kerouac s'abandonne à la loi du hasard, à la recherche d'une fraternité réelle. Sur la route est le compte rendu de cette quête, de ses moments d'euphorie, mais aussi de ses passages à vide et ses échecs.



Mon avis

Merci nanet de m'avoir permis de sortir ce bouquin qui traînait dans ma bibliothèque depuis... un certain nombre d'années. À l'époque où je l'ai acheté, je me suis rendu compte que mon niveau d'anglais me permettait de lire la biographie en préface, mais certainement pas le livre.
Quelques milliers de pages lues en VO plus tard, ça s'est nettement mieux passé. Quoique. Une fois habituée au vocabulaire souvent argotique, j'ai quand même eu du mal à apprécier le style passablement échevelé de l'auteur, dont les phrases donnent l'impression d'être essoufflé rien qu'à les lire – ce qui colle parfaitement avec l'emballement du récit et le sentiment d'être bringueballé de tous côtés en essayant de suivre les péripéties des personnages, il faut le reconnaître.
Trois ou quatre traversées des États-Unis et une incursion au Mexique plus loin, je suis contente d'avoir fini cette épopée paraît-il culte, mais sans grande sympathie pour le héros (ou son auteur). Oui, c'est une description sans doute très réaliste et bien rendue d'un monde et d'une époque très loin des paillettes du rêve américain, avec abondance de jazz, d'alcool, de drogue et de filles plus ou moins faciles, la seule chose qui manque avec une belle constance étant l'argent. Mais je n'ai pas été convaincue par cette espèce de passivité de Sal Paradise qui suit son pote Dean Moriarty complètement frappadingue, d'est en ouest et d'ouest en est, sans trop savoir ce qu'il cherche mais sans le trouver non plus. Ça m'a limite énervée, par moments.
On ne peut pas aimer 100 % de ses lectures, non plus. Avec le temps, j'en garderai certainement un meilleur souvenir.

N° 18/26 dans le challenge ABC 2012


Ma notation



C = Carrément bizarre

samedi 10 novembre 2012

Portugal, Cyril Pedrosa (Livr0ns-n0us)


Auteur : Cyril Pedrosa

Nb de pages : 261

Série : one shot

Catégorie : BD, Autobiographie, Voyage













Résumé officiel ou personnel

"J'avais une furieuse envie d'acheter du tabac. Après deux ans sans fumer une seule clope... Le pire, c'est que je m'en foutais copieusement. En fait, j'étais vraiment ravi d'avoir été invité par ce festival. Plus de vingt ans que je n'étais pas venu. Mes premiers pas d'adulte dans ce pays. J'étais fasciné et heureux. Un vrai crétin. Et je me demandais bien d'où venaient cette étrange colère puis cette douce mélancolie qui m'étaient tombées dessus sans crier gare en moins de 24 heures". 

La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens. Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chant des rires de vacances, la chaleur lumineuse d'une famille oubliée - peut-être abandonnée. Quel est le mystère des Muchat ? Pourquoi Simon se sent-il de nulle part ? Et pourquoi, sans rien comprendre de cette langue étrangère, vibre-t-il à ses accents ?

Mon avis

Portugal, c'est ce (déjà !) monument de la BD, signé par Pedrosa, abondamment encensé par la critique et récompensé du Fauve d'Angoulême et du prix de la BD Fnac en 2012. Ma première rencontre avec Pedrosa date de ses sympathiques planches d'"Auto bio"dans Fluide Glacial, puis ce fut le coup de cœur avec l'excellent Trois Ombres que je compte prochainement relire puisqu'il va rejoindre sous peu mes étagères. Pedrosa avait alors montré qu'il était capable de signer des œuvres complexes et profondes, teintées de nostalgie et de mélancolie.


C'est donc dans la digne lignée de Trois Ombre que s'impose Portugal, ce récit largement inspiré de la propre histoire de l'auteur, où il est question de parcours initiatique, d'introspection, de souvenirs de famille et de quête d'identité. Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va... C'est un peu par hasard que Simon Muchat, qui peine à retrouver l'envie d'écrire et de dessiner, est invité dans un petit festival au Portugal. Sur place, c'est le choc : les odeurs, les couleurs, le goût du vent et la musicalité des dialogues font remonter en lui des souvenirs depuis longtemps enfouis. Le besoin de connaître sa propre histoire le pousse à s'intéresser à celle de ces ancêtres. Petit à petit, Simon marche dans les traces effacées de ses aïeux et recolle les morceaux d'une histoire familiale à la fois anodine et extraordinaire, comme il en existe tant d'autres.


[...]


La suite de l'article sur mon blog : Livr0ns-n0us (n°19 dans le challenge ABC 2012)


Ma notation



Magistral !