Affichage des articles dont le libellé est Rose. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rose. Afficher tous les articles

mercredi 11 juillet 2012

"L'étranger" d'Albert Camus (Rose)





Auteur : Albert Camus

nb de pages : 185



Catégorie : Classique





Résumé officiel ou personnel

"Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."
Mon avis

Un avis finalement un peu long, car je ne suis pas sure que beaucoup arrive à cette page, j'y parle de tout ce qu'est passé par la tête, y compris du dénouement (qui apparait de toute manière sur le résumé du livre...).
En lisant/survolant le quatrième de couverture, j’ai pensé me retrouver dans un procès sur la seconde guerre mondiale, mais non, ce livre nous transporte en Algérie, au temps de la colonisation et des pieds noirs. Le racisme ambiant est pesant, comme la chaleur qui semble y régner.
Le personnage principal est un psychopathe, dans le sens, sans affect. Il est difficile d’éprouver de la sympathie pour cet homme et de comprendre ses réactions. On le pense suiveur, mais je n’en suis pas sure, il est surtout déconnecté de la réalité sociale, des contraintes.
On le découvre au jour de l’enterrement de sa mère, puis dans sa vie quotidienne, jusqu’à la scène sur la plage qui va changer sa vie.
Son procès donne une impression d’injustice, car il est jugé pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a fait. Mais peut-on vraiment séparer les 2 ?
« Il a déclaré que je n’avais rien à faire avec un société dont je méconnaissais les règles les plus essentielles et que je pouvais pas en appeler à ce cœur humain dont j’ignorais les réactions élémentaires »
Durant le procès, ses réactions sont troublantes, à la fois car il semble anesthésié de tout ce qui se dit, mais aussi par son coté « innocent », qui semble découvrir le tribunal.
« …, dans un sens cela m’intéressait de voir un procès. Je n’en avais jamais eu l’occasion dans ma vie. » page 126
« En quelque sorte, on avait l’air de traiter cette affaire en dehors de moi. » page 149
Je pense que ce qui est perturbant aussi c’est le phrasé comparé au contenu, les phrases sont simples, le vocabulaire n’est pas très riche tout ne véhiculant un message fort. De même Mr Mersault semble à la fois capable d’une réflexion poussée tout en ayant un comportement qui laisse à penser qu’il n’anticipe pas les conséquences de ses actes. A travers ce procédé, j’ai l’impression de voir plutôt le message de l’auteur sur des sujets qui le tiennent à cœur.
De même certains préfèrent la seconde partie, probablement, car, ayant été « témoin des faits » de manière assez proche finalement, on s’autorise à juger nous aussi les actes de Mersault, et la manière dont le procès est mené nous convainc de l’injustice qui émane de ce tribunal, et nous amène à compatir avec l’accusé, alors qu’auparavant, on le regardait d’un œil neutre et plein d’incompréhension.
Je me pose la question de l’époque qui doit expliquer certaines réactions. Mersault est un homme simple, un ouvrier sans ambition qui vit sa vie tranquillement sans trop se pose de question. Actuellement, on a l’impression qu’on peut porter plainte pour tout, se retrouver au tribunal pour peu, et devant le nombre de film et de série télévisé qui montre un tribunal, sans y avoir mis les pieds, je m’imagine le déroulement.
Enfin il est sur que jamais j’écrirais une lettre à la demande de Raymond, mais dans les années 40 ?
« Le fait que la sentence (…) avait été porté au crédit d’une notion aussi imprécise que le peuple français (ou allemand ou chinois), il me semblait bien que tout cela enlevait beaucoup de sérieux à une telle décision. » page 165
 Au total : Un livre court qui amène réflexion sur la peine de mort (à comparer avec le dernier jour d’un condamné de V. hugo ?) et qui malgré mes appréhensions se lit plutôt facilement.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 4 dans le challenge ABC 2012


Ma notation





A = Admirable

dimanche 1 avril 2012

"Fondation" tome 1 d'Isaac Asimov - Rose




Auteur : Isaac Asimov

nb de pages : 251 pages

Catégorie : Science Fiction






Résumé officiel ou personnel


En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici trois siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...

Mon avis

Encore un livre qui diffère de ma vision de la SF, point de pistolet laser et invention improbable dans des combats épiques et galactiques, mais plutôt une réflexion sur le fonctionnement de la société humaine et notamment la gestion de la distance.
Ce livre est divisé en 5 chapitres ou plutôt nouvelles avec un continuum sur le lieu mais pas dans le temps. Les nouvelles sont séparées le plus souvent d’un certain nombre d’années, correspondant à l’intervalle entre 2 crises "Seldon".
Seldon, grâce à la psychohistoire, prévoit la décadence de l’empire et une période de troubles plus ou moins prolongée. J’aime beaucoup cette notion d’histoire de peuple/masse, loin de l’individu qui montre des orientations globale de l’évolution d’un empire.
Cet empire a d’ailleurs un petit coté Star Wars, avec des planètes éloignées qui font leur révolution, leur politique interne et locale. Des marchands parcourant l’espace, bref un monde qui nous semble bien lointain, même s'il fut inspiré, parait-il, de l'empire romain.
J’ai aimé la philosophie des héros, et leur manière d’esquiver plus ou moins en douceur les menaces de guerre, et de révolution politique.
Le concept de religion comme fédérateur de masses et du commerce comme créateur de manque, reste actuel, même si ce livre a été écrit dans les années 1950. Il met en évidence l’inutilité de la guerre et la résolution des crises de manière diplomatique. 
Même si j’ai apprécié l’habileté diplomatique de la plupart des personnages principaux et leur partie d’échec, j’ai quand même eu parfois le sentiment qu’il nous manquait des éléments pour bien appréhender les tenants et aboutissants de chaque manœuvre.
Par ailleurs j’aimerais bien savoir ce qui se passe sur l’autre colonie (une autre fondation envoyé de l’autre coté de l’espace)…
Certains ont pu regretter l’absence de femme dans ce livre, où effectivement elles ne sont présentes que sur quelques pages avec des attitudes peu reluisante, personnellement, cela ne m’a pas trop dérangé, et je pense que cela  colle surtout avec l’époque d’écriture.
L’écriture est quand à elle fluide, les pages s’enchainent avec peu de temps mort, et on n’est à aucun moment noyé de termes techniques incompréhensibles (ce qui a longtemps été ma vision de la SF)
Au total : Un premier tome riche en réflexion et pacifisme, me donnant envie de poursuivre rapidement cette série.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 3 dans le challenge ABC 2012

Ma notation



Vraiment très bien!

dimanche 4 mars 2012

"Printemps au Prater" suivi de "La scarlatine" de Stephan Zweig



Auteur : Stephan Zweig

nb de pages : 128


Catégorie : Classique







Résumé officiel ou personnel


Printemps au Prater et La Scarlatine sont des oeuvres de jeunesses. Toutes deux se déroulent à Vienne où l'auteur passa ses vingt premières années. Baigné d'une atmosphère magique, Printemps au Prater raconte une courte et poétique parenthèse dans la vie d'une jeune courtisane en quête d'aventure [...]. La Scarlatine décrit le tragique passage à l'âge adulte d'un tout jeune homme, venu étudier la médecine à Vienne, et qui sera consumé par une brève et fatale passion.
.
Mon avis

Deux nouvelles, écrites tôt dans la vie de l ‘auteur et qu’il aurait souhaité ne pas voir publié.
Deux nouvelles différentes dans les saisons, les personnages principaux et le message final, mais la plume de Stephan Zweig est bien présente, et encore une fois, j’aime !

Printemps au Prater retrace l’après midi de Lise, une jeune femme déçue de ne pas avoir sa robe pour faire la belle lors de La fête qui se déroule au Prater. Elle décide de sortir seule, et de se fondre dans la foule. Elle rencontre Hans, un jeune étudiant.

Entre nostalgie de son ancienne vie, et enthousiasme de cet après midi si différente de son quotidien, on suit Lise et Hans dans le Prater, on goute à l’ambiance de Vienne et de ses après midi ensoleillés, à la naissance d’une relation qui n’aurait jamais pu exister en temps normal. Comme toujours, les sentiments des personnages et notamment de Lise sont bien retranscrits.
.
La scarlatine aborde un sujet plus grave. On suit Berger, très jeune homme entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte arrivant à Vienne.
.
Un « gamin » timide qui s’essaie à la vie adulte dans une grande ville, sans repère, ni soutien. On suit ses tentatives d’adaptation, son début de dépression, son attachement à son voisin, car il n’existe que lui finalement dans sa nouvelle vie.  On ne peut être que touché par ce garçon, trop jeune pour la grande ville qui en attendait beaucoup mais qui est incapable d’en profiter par caractère et éducation.
.
La scarlatine arrive tard dans cette nouvelle, à travers un personnage inattendu mais bouleverse cet homme et son quotidien. « On le constate pour presque toutes les maladies infantiles : Les enfants triomphent d’elles, tandis que les adultes succombent. » Cette phrase résume la fin de l’histoire, et pose la question, Berger est il devenu adulte ?

Au total : Deux nouvelles qui m'ont permis de me replonger dans l'écriture de S. Zweig, un vrai bonheur.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 2 dans le challenge ABC 2012

Ma notation

Parce que c'est Stephan Zweig !

mercredi 11 janvier 2012

"Le Horla" de Guy de Maupassant


Auteur : Guy de Maupassant

nb de pages : Lu sur Kindle

Catégorie : Classique, Fantastique













Résumé

Invisible, indéfinissable, malfaisante, la "chose" rôde déjà autour de lui. L'homme est pris de fièvres, d'insomnies, de cauchemars. L'eau de sa carafe disparaît, la tige d'une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d'elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l'angoisse succèdent la peur et bientôt l'épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l'homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s'empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, "le Horla" ? "C'est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai !"
Source Livraddict

Mon avis

Ce livre est resté un de mes traumatismes de collège, ambiance je n’ai rien compris alors qu’on l’avait pas étudié pendant de longues semaines...

La relecture fut beaucoup plus simple pour moi et j'ai passé un très bon moment. Cette nouvelle se présente sous forme d’un journal intime, où le narrateur, à la première personne raconte ses doutes, ses émotions à l’apparition d’évènements étranges dans son appartement.

On voit la progression vers la folie de ce personnage, ses essais de remise dans la réalité de ce qu’il (pense) voit, son emprisonnement mental.
J’ai bien aimé l’alternance de période d’accalmie et d’agitation, et la montée progressive jusqu’au dénouement final, qui peut surprendre.

La dernière phrase résume parfaitement l’esprit du narrateur tout en nous laissant un mince doute sur ce qu’il va suivre.

En plus de cette description de la folie, on retrouve la vie quotidienne d’un moyen bourgeois de province, avec domestiques, virée dans la grande ville qui ancre le récit dans la réalité.
Au total : Une relecture qui m’a permis de passer outres mes appréhensions.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 1 dans le challenge ABC 2012

Ma notation


Un classique que je ne regrette pas d'avoir relu !