mercredi 5 juin 2013

Petites embrouilles et pieux mensonges de Elizabeth Young


Auteur : Elizabeth Young

nb de pages : 410

Série : /

Catégorie : Chick-lit

Résumé officiel 

Que faire lorsque, comme Sophy, on a la trentaine, qu'on est célibataire, et dotée par la nature d'une mère envahissante et un brin impatiente de se retrouver grand-mère ? Réponse on s'invente un petit ami, tout droit sorti des contes de fées et des derniers films en vogue. Et que faire alors lorsque sa sœur cadette se marie (la traîtresse !), et qu'on se retrouve dans l'obligation de produire le susdit petit ami ? Après avoir envisagé frénétiquement les solutions les plus loufoques incluant la mort du beau boyfriend dans un tragique et très soudain accident, Sophy sort la solution magique de son chapeau : elle engage un cavalier pour l'occasion. Le jour fatidique du mariage approche. Sophy va-t-elle se sortir de ce pieux mensonge ? C'est compter sans le charme inattendu de son bel escort, l'irrésistible Josh, qui surgit sur le pas de sa porte le jour dit, prêt à se glisser dans les chaussures de luxe du séduisant golden boy inventé par Sophy...

Mon avis

Trouver des auteurs en Y, pour les challenges, est un peu difficile ! J'ai lu l'an dernier Que la meilleure gagne, que j'avais trouvé frais et agréable. J'ai donc tout naturellement voulu tenter un autre ouvrage de Liz Young.

Et, cette fois encore, je peux donner le même avis : frais, lecture agréable. Bien que cette lecture soit, tout de même, un peu moins croustillante, ou amusante que la précédente. D'ailleurs, par moment, j'ai eu la sensation de relire certains passages, ce qui m'a frustré. 
Ce n'est pas le meilleur chick-lit que j'ai pu lire, mais dans l'ensemble, c'est agréable, sans prise de tête. À mon goût un peu trop prévisible. Quelques scènes amusantes. 


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 19 dans le challenge ABC 2013

Ma notation

C = Correct ou Clapotant





mardi 4 juin 2013

Contes et légendes de Rome, de Laura Orvieto (Stellabloggeuse)


 

Auteur : Laura Orvieto

250 p.

Tome unique

Catégorie : Conte

 



Résumé
Un guerrier beau comme un dieu, une vestale qui oublie le feu sacré, un berceau abandonné au fil de l'eau. Aux côtés de Romulus, vivez au jour le jour les péripéties de la fondation d'une humble bourgade, née dans la violence le 21 avril 753 av. J.-C., et promise à une gloire éclatante : Rome, la Ville éternelle.
 
Mon avis

C'est avec un certain plaisir que je me suis plongée dans ces contes et légendes qui tournent autour de la fondation de Rome. D'une part car cela m'a rappelé mes cours de civilisation latine, et d'autre part car c'est une ville qui m'a toujours fascinée. Ici, nous remontons le temps, en amont de la naissance des jumeaux Romulus et Rémus, jusqu'aux premières guerres de la Ville contre ses voisins en passant, bien sûr, par sa fondation. Nous croisons divers personnages que nous retrouvons de conte en conte. L'ensemble est assez dépaysant et permet de s'évader un peu, mais il n'y a rien de très remarquable dans ce recueil, pas grand chose à en dire.

J'ai aimé : redécouvrir les origines de la civilisation romaine - le dépaysement procuré par une époque aussi lointaine - retrouver les mêmes personnages de conte en conte

J'ai regretté : un style ordinaire

Pas d'avis sur mon blog -  N° 20 dans le challenge ABC 2013 (lettre O)

 
Ma notation








Correct

dimanche 2 juin 2013

Ainsi rêvent les femmes de Kressman Taylor

Auteur : Kressman Taylor 

nb de pages : 87 

Catégorie : Nouvelle 

Résumé officiel ou personnel

Après Ainsi mentent les hommes, Kressmann Taylor nous offre cinq nouvelles, les portraits de quatre femmes et d'un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres : Harriet, qui voit lui échapper l'homme qu'elle aime dans les flammes de la jalousie ; Madame, qui ne survit qu'au milieu de ses souvenirs; Anna, une toute jeune adolescente, qui se heurte à l'indifférence dès sa première relation amoureuse ; Ellie Pearle, qui ne peut choisir entre les montagnes de son enfance et la sophistication de la ville ; et Ruppe Gittle, qui a peut-être bien découvert le sens de la vie... Et si l'amour n'était qu'un rêve ? Les derniers récits, inédits, de l'auteur d'Inconnu à cette adresse.

Mon avis


J'avais vibré d'émotion pour Inconnu à cette adresse qui avait complètement fait chavirer mon cœur.
J'attendais beaucoup de ce recueil de nouvelles, trop peut-être? Et là vous devez vous douter que la rencontre avec celui-ci n'a pas été satisfaisante.
En effet, j'ai fini chaque nouvelle avec un certain désappointement. Je ne sais pas trop quoi en penser ni comment en parler...
Aucune n'est sortie du lot, sans pour autant trouver qu'elles étaient sans qualité. Je crois que ce n'était tout simplement "pas mon style".
Elles m'ont toutes laissé un goût amer. Il y a à chaque fois une espèce de conflit entre le "rêve" et la "réalité". Comme si un rêve ne pouvait jamais se réaliser.


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 10 dans le challenge ABC 2013


Ma notation

C = Correct ou Clapotant



Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig (A livre ouvert)


Auteur : Stefan Zweig

nb de pages : 159  

Catégorie : Nouvelle, Classique  

Résumé officiel ou personnel

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.




Mon avis
J’avais envie de découvrir cet auteur depuis un certain temps déjà… J’en avais lu beaucoup de bien sur la blogosphère et je comprends pourquoi.
Le format de la nouvelle est vraiment parfait pour le contexte. Finalement le départ impromptu de Madame Henriette n’est qu’un “prétexte” a une longue et belle confession.
J’en suis ressortie toute retournée, c’est ce genre de classique qui me font comprendre combien les mentalités ont évolué en 100ans. Beaucoup de personnes reproches la déliquescence de l’époque contemporaine mais il est indéniable que nous avons acquis beaucoup de libertés dans les mœurs, et surtout nous les femmes.
Et en même temps ce manque de liberté fait qu’il rend les instants de laisser aller d’autant plus “beaux” et “magiques”.  Zweig dépeint extrêmement bien le conflit entre l’envie et la morale. Toutes les tergiversations, hésitations, angoisses, la passion qui balaie tout sur son passage, …
Je manque de mots pour décrire le talent de Zweig. Et malgré nos mœurs plus légères qu’à l’époque, j’avais énormément de mal à ressentir autant de compassion pour madame Henriette que le narrateur. Mrs C en revanche m’a touchée en plein cœur. Elle m’a parue extrêmement forte et fragile à la fois. De plus, le fait qu’elle ne soit nommée que par son initiale donne un peu de piquant, comme s’il s’agissait d’une histoire réelle.
Il se passe tellement de choses que lorsque le récit s’est terminée, je me suis sentie un peu à bout de souffle et hébétée… Et pourtant finalement, il ne s’agit que d’un récit imbriqué dans un autre.

Lien vers l'article sur mon blog -  N° 9 dans le challenge ABC 2013

Ma notation

A = Admirable ou Absolument immanquable





 

samedi 1 juin 2013

Mémoires d'Hadrien - Marguerite Yourcenar (Pumpkin 78)


Auteur : Marguerite Yourcenar

nb de pages : 347 pages

Série : N/A

Catégorie : littérature contemporaine

Résumé officiel ou personnel

Cette œuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire.
En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu " refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors ". Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son œuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.
" ... Je me sentais responsable de la beauté du monde ", dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la " discipline auguste ", entre l'intelligence et la volonté.

Mon avis
J'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce roman, mais petit à petit on se familiarise avec le personnage d'Hadrien, grand empereur romain, et on finit par se sentir comme son confident. Sa relation  à l'ambition, au déroulement d'une vie, aux choses importantes ou non, sont toujours appliquables. Marguerite Yourcenar a effectivement fait là un bel excercice que celui de se substituer à ce grand personnage pour raconter "son" point de vue de l'histoire.

N° 16 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


B = Bon tout simplement


La Femme en vert - Arnaldur Indridason (Pumpkin78)



Auteur : Arnaldur Indridason

nb de pages : 346 pages

Série : N/A


Catégorie : policier

Résumé officiel ou personnel

Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain.
Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.
L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.
Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs.

Mon avis
C'est le second opus que je lis de cet auteur et effectivement il sait instiller les émotions. Le style de l'auteur amène une certaine langueur (peut-être à cause du personnage central un peu particulier et dépressif) mais l'histoire - sans dire qu'il y a un suspens et un rythme insoutenable - nous donne envie de connaître la suite, et de connaître un peu mieux l'histoire personnelle de l'inspecteur Erlendur.


N° 15 dans le challenge ABC 2013

Ma notation


B = Bon tout simplement




Quand souffle le vent du Nord - Daniel Glattauer [BouQuiNeTTe]

Auteur : Daniel Glattauer

nb de pages : 224  


Catégorie : contemporain - épistolaire

Résumé


En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler... 

Mon avis



Un e-mail envoyé au mauvais destinataire et ainsi démarre une correspondance mouvementée.
Au début c'est clair, il n'est pas question de se rencontrer, ni même de savoir vraiment qui est l'autre, à quoi il ressemble, ce qu'il fait dans la vie... rien de personnel n'est dévoilé. Et pourtant, en écrivant, ils se libèrent et disent plus de choses personnelles qu'ils ne le voudraient.
Leur relation est fantasmée : ils ne savent rien de précis l'un sur l'autre et pourtant ils s'apprécient, peut-être un peu trop !



Emmi semble la plus indécise des deux sur leur relation : elle est très possessive, et pourtant elle présente à Leo une de ses amies célibataires, et affirme qu'elle est parfaitement heureuse avec Berhard, son mari.
Leo semble plus nonchalant, mais c'est lui qui fixe les règles, et qui cherche le plus à les respecter... sauf quand il est saoul : là il est fou amoureux d'Emmi et veut la voir^^

L'histoire tourne un peu en rond... assez vite en fait, ils se rencontrent dans ce café sans savoir qui est qui, sans donner de signe distinctif... et ils en ressortent sans toujours savoir à quoi ressemble l'autre. Après ça, c'est l'éternelle question doivent-ils se rencontrer ? S'ils le font, leur histoire ne sera plus comme avant, ils ne pourront plus s'écrire de la même façon...

Finalement, c'est Berhard qui débloque l'histoire : il est tombé sur les e-mails qu'Emmi et Leo se sont envoyés. Il sent qu'Emmi se détourne de lui... Alors il écrit à Leo, lui demande qu'il rencontre Emmi en vrai, pour qu'elle sorte de leur relation rêvée et revienne à sa vie de femme mariée. (Bernhard est horrible ! Il est incapable de parler lui-même avec Emmi... Alors il rejette la faute sur Leo. Il redoute le conflit, il a peur qu'elle le quitte parce qu'il n'est pas aussi cool et n'a pas autant confiance en elle qu'il le prétend ! )


À la fin du roman, j'ai eu deux réactions simultanées :
- AAAAAAAAAAAAAH ! (Frustration, ça ne peut pas se finir comme ça !)
- Euh ?! (Choc : il s'est passé quoi là ? et ensuite ?)
Malgré tout c'est une belle fin ! Il y a un tome 2... qu'est-ce que ça peut donner ??


À lire ensuite : La 7e vague (Alle sieben Wellen).


Lien vers l'article sur mon blog -  N° 9 dans le challenge ABC 2013 - Lettre G !


Ma notation



B = Bon tout simplement